Montevideo, 26novembre(APIC) L’Amérique latine est malade. Malade de la
de sa société incapable d’assurer à sa jeunesse ne serait-ce que l’espoir
d’un avenir meilleur. Au Brésil par exemple, entre Rio de Janeiro et Sao
Paulo, on enregistre quotidiennement les assassinats de trois mineurs de
moins de 18 ans. La mort violente est certes la caractéristique extrême du
drame que vit l’enfance de ce continent. elle n’est cependant pas l’unique
cause qui menace les 115 millions d’enfants: la faim fait chaque jour des
ravages pour des milliers d’entre-eux.
Incapable da faire face à la misère qui pèse sur 183 millions de personnes, l’Amérique latine assiste impuissante aux actes criminels croissants des groupes auto-dénommés "escadrons pour un nettoyage social" payés
"pour lutter" contre la délinquence dans les métropoles. Souvent assistés
par la police et financés par des commerçants et des responsables d’entreprises, ces escadrons s’abattent sur les jeunes mendiants pour prévenir les
futurs vols, selon les commanditaires.
Les enfants de la rue en général sont les cibles préférées de ces bandes
d’exterminateurs