Charleroi, 7janvier(APIC/CIP) Il arrive souvent, dans le cours de religion, que le professeur fasse appel à des "témoins". Certains, comme Mère
Teresa ou Guy Gilbert, sont conus par le médias et deviennent des "vedettes" dans ce recours au témoignage. D’autres demeurent anonymes. Mais dans
tous les cas, l’appel aux témoins dans le cours de religion mérite qu’on
s’interroge sur ses justifications, ses enjeux, ses procédés. Ce sera
précisément l’objet d’une journée de réflexion qu’organise à Mons, fin janvier, l’Office Diocésain de l’Enseignement Religieux (ODER).
Les questions qui ont poussé les organisateurs à envisager cette journée
à l’intention des professeurs de religion secondaire sont les suivantes.
"Le procédé du recours au témoignage, expliquent-ils, a des avantages certains. Il permet d’opérer la "triangulation" de la relation pédagogique (le
témoin est un "tiers", qui permet un meilleur dialogue entre le professeur
et la classe). Ce que dit le témoin reçoit un impact très particulier du
fait que le témoin vit ce qu’il dit. D’une manière très concrète, il manifeste la capacité qu’à la foi chrétienne de transformer et de dynamiser
l’existence d’un homme ou d’une femme.
"Mais par ailleurs, ajoutent les organisateurs, cet appel fréquent à des
témoins ne masquerait-il pas une certaine paresse intelectuelle? Ne pourrait-il devenir pour le professeur une sorte d’alibi, le dispensant de
s’engager lui-même en lui permettant de se retrancher derrière des
témoignages, devenus d’autant moins contestables qu’on les a davantage
idéalisés?"
La session organisée par l’ODER aura lieu le samedi 30 janvier à Mons.
Les participants verront deux montages audio-visuels sur Mère Teresa, puis
le thème de la journée sera étudié de trois points de vue: la théorie de la
communication; la théologie et la pédagogie catéchétique; après une brève
communication de quelques intervenants, il y aura également un débat et des
ateliers. (apic/cip/bd)