Mise en route de la Décennie mondiale du développement culturel
Paris, 12 février (APIC) La première session du Comité intergouvernemental pour la Décennie mondiale du développement culturel (DMDC) vient de se terminer au siège de l’Unesco à Paris. Elle a vu la participation, outre du directeur général de l’Unesco Federico Mayor, de Mgr Lorenzo Frana, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Unesco, et de représentants de plusieurs organisations catholiques. Les participants ont évoqué des projets d’importance mondiale destinés à développer les échanges culturels entre continents.
Le directeur général de l’Unesco a rappelé le soutien financier apporté par son organisation aux activités de la Décennie, grâce notamment au programme de participation. Il a souligné plusieurs projets mis en route par la DMDC: l’étude intégrale des routes de la soie, la bibliothèque d’Alexandrie et le 5e centenaire de l’évangélisation de l’Amérique. Le pavillon de l’Exposition universelle de Séville en 1992, réalisé avec le concours de l’Unesco, figurait également à l’ordre du jour.
Les populations pauvres, partenaires culturels à part entière
Les participants ont envisagé un rapport mondial sur les cultures qui mette en évidence leur diversité et leur pluralité. Une Conférence mondiale pourrait se tenir en 1994 ou 1995 sur "Culture et développement". Certains ont mis l’accent sur la nécessité de considérer les populations les plus pauvres comme des partenaires pour la mise en oeuvre de politiques culturelles et évoqué les rapports entre la culture et des valeurs comme les droits de l’homme, le respect mutuel et la tolérance.
Le représentant de l’Union Soviétique a demandé l’aide de l’Unesco pour la reconstruction de monuments religieux: églises orthodoxes principalement, mais aussi églises catholiques et mosquées. Il a affirmé que tous les peuples ont besoin d’une religion, celle-ci faisant partie de leur culture. Le projet interrégional "Les espaces du baroque" a également été évoqué: il vise à renforcer le dialogue interculturel et les liens entre les pays d’Europe et d’Amérique latine à travers la promotion et la mise en oeuvre d’études, de recherches, d’expositions, de films et de cassettes vidéo sur l’art baroque dans le monde. (apic/ccic/cor)