Ministère épiscopal, option pour les pauvres, chasteté, travail
que "le ministère de évêque et celui d’un supérieur religieux ne sont pas
en concurrence". S’il faut reconnaître à chaque Institut une "juste autonomie de vie", il importe de souligner aussi qu’il revient aux évêques "comme
maîtres authentiques et guides de perfection pour tous les membres de leur
diocèse, d’être aussi les gardiens de la fidélité à la vocation religieuse
dans l’esprit de chaque Institut".
Le document précise: "Si, dans l’exercice de sa juridiction, l’évêque
est limité par le respect de cette autonomie (de l’Institut religieux), il
n’est pas pour autant dispensé de veiller à la marche des religieux vers la
sainteté". C’est pourquoi "il est convenable que les évêques des Eglises
particulières soient au moins informés par les supérieurs majeurs des chartes de formation en vigueur..."
Les directives romaines soulèvent le problème que pose l’insertion de
communautés religieuses en milieu populaire, par exemple dans la périphérie
des grandes villes. Ces communautés, "qui peuvent être une expression significative de l’"option préférentielle pour les pauvres", doivent offrir
la possibilité de vivre une véritable vie religieuse". C’est pourquoi aussi
"les exigences de la formation doivent prévaloir sur certains avantages
apostoliques de l’apostolat en milieu pauvre".
Bien d’autres aspects sont abordés dans le document. Par exemple la place, dans la formation, d’une réflexion sur la sexualité: "Dans ce contexte,
on exposera et comprendra les raisons justifiant que soient écartés de la
vie religieuse celles et ceux qui ne parviendraient pas à maîtriser des
tendances homosexuelles, ou qui prétendraient adopter une troisième voie
vécue comme un état entre le célibat et le mariage".
Ou encore la question du travail. Tout le monde dans la société doit
travailler, y compris les religieux, peut-on lire. Le document précise:
"Dans le système de prévoyance sociale qui entre progressivement en vigueur
dans différents pays, le travail permet aussi aux religieux de prendre leur
part de la solidarité nationale, à laquelle aucun citoyen n’a le droit de
se soustraire. Plus généralement, il est un élément de solidarité avec tous
les travailleurs du monde". (apic/jt/cor/pr)