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    Mgr Veglio déplore "l’égoïsme" de la société

    Rome: Le Vatican demande une convention pour la protection des migrants

    Rome, 23 août 2009 (Apic) Après la mort d’au moins 72 Erythréens au large de la Sicile, jeudi dernier, le Vatican demande l’adoption d’une convention pour la protection des migrants. Mgr Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement, a dénoncé le 22 août "l’’égoïsme" des "sociétés soit-disant civilisées".

    Mgr Veglio a demandé l’établissement d’une convention entre les pays d’origine, de transit et de destination. Il s’agit là d’une affaire d’humanité. Le problème des migrants n’est pas à traiter uniquement au niveau légal, logistique et sur ses aspects sécuritaires, a affirmé président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement dans les colonnes de La Stampa du 23 août.

    L’Eglise ne doit pas garder le silence lorsque les droits humains sont bafoués, a ajouté Mgr Veglio, répondant ainsi au politicien Umberto Bossi, de la Lega Nord, qui a demandé à l’Eglise de ne pas s’immiscer dans les affaires qui ne la regardent pas.

    Le point de référence dans le traitement des problèmes de migration doit être la dignité de l’être humain, a souligné l’homme d’Eglise, qui a œuvré au service la diplomatie vaticane durant 30 ans dans plusieurs régions en crise de par le monde.

    Interrogé le 22 août par Radio Vatican, Mgr Veglio a regretté que "nos sociétés soi-disant civilisées aient en réalité développé un sentiment de refus de l’étranger, né non seulement d’une méconnaissance de l’autre mais également de l’égoïsme qui fait qu’on ne veut pas partager avec l’étranger ce que l’on a".

    Cinq migrants clandestins, recueillis le 20 août au large de l’île de Lampedusa, ont raconté que 72 de leurs compagnons de voyage - 55 hommes et 17 femmes, tous Erythréens - avaient péri pendant la traversée depuis la Libye. Leurs corps auraient été jetés à la mer. Des recherches sont en cours pour tenter de les récupérer. Depuis 1988, au moins 14’660 migrants, pour la plupart africains, ont péri au large des côtes européennes. (apic/cic/gs/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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