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    Allemagne: Abus sexuels, l’évêque de Trèves déplore le manque de volonté de faire la lumière dans le

    Mgr Stephan Ackermann est le chargé spécial de la Conférence épiscopale allemande pour les affaires d’abus contre les mineurs dans le milieu ecclésial

    Trèves/Koblenz, 17 mars 2010 (Apic) Mgr Stephan Ackermann, chargé spécial de la Conférence épiscopale allemande pour les affaires d’abus sexuels contre les mineurs dans le milieu ecclésial, a déploré le manque de volonté, dans le passé, de faire la lumière sur ces cas douloureux. Dans une interview publiée mardi par sur le site internet du quotidien allemand "Rhein-Zeitung" à Koblenz, l’évêque de Trèves estime erroné d’avoir pris en compte avant tout la réputation de l’Eglise et de certaines institutions.

    Interrogé par le journal sur la responsabilité de l’Eglise catholique dans ces cas d’abus, Mgr Ackermann relève tout d’abord que la faute revient aux auteurs mêmes de ces actes. Il serait trop vite dit que c’est le "système" qui est responsable, ce qui excuserait finalement les auteurs, estime-t-il. Mais naturellement, ajoute-t-il, les supérieurs de ces personnes ont également une responsabilité. Ils portent également une responsabilité dans la mesure où ils n’ont pas agi dans le sens de l’éclaircissement des cas d’abus et de la prévention pour éviter de nouveaux cas.

    L’évêque en charge depuis février dernier de ce délicat dossier reconnaît qu’il y a eu de la "dissimulation" d’après les informations dont il dispose. "Nous devons aujourd’hui en prendre connaissance avec douleur", souligne-t-il. Et de relever que là où il n’y pas eu vraiment de volonté de faire la lumière sur des abus et que les abuseurs ont simplement été déplacés, "nous devons avouer que dans toute une série de cas, on a dissimulé".

    Mgr Ackermann relève que si l’on considère les dernières décennies, tous les diocèses sont plus ou moins concernés. "J’ai appris, dans les discussions de ces derniers jours, que nous avions trop en vue la protection des auteurs…", poursuit-il, en considérant que c’était là une fausse perspective. (apic/rz/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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