Koenigstein, 14décembre(APIC) Mgr Paul Bassim, OCD, vicaire apostolique
de Beyrouth (Liban), pense qu’il y a actuellement peu de chances pour que
s’établisse un dialogue entre les chrétiens et les musulmans au Liban et en
général. Au cours de la visite qu’il a effectuée au Secrétariat international de l’oeuvre catholique "Aide à l’Eglise en détresse" à Koenigstein ,
l’évêque libanais a souligné qu’il n’était pas contre les musulmans, mais
qu’il sentait que ceux-ci devenaient de plus en plus fanatiques. Alors
qu’autrefois les chrétiens pouvaient fêter Noël dans les pays arabes, ils
en sont maintenant empêchés. "Autrefois, nous mettions des lumières dans
les rues et nous faisions sonner les cloches, même dans les quartiers musulmans, mais à présent, nous n’avons plus le droit de le faire."
Mgr Paul Bassim, qui, en tant que vicaire apostolique, est responsable
des chrétiens de rite latin au Liban depuis 1973, et qui fait partie de
l’Ordre des Carmes Déchaux, a souligné, au cours des entretiens qu’il a eus
à Koenigstein, la grande détresse des chrétiens au Liban. Après treize ans
de guerre, la chute effrénée de la livre libanaise a définitivement plongé
le pays dans la misère. Le peuple libanais implore la paix, mais ne peut
trouver par lui-même de solution au conflit qui ne cesse d’être attisé par
les troupes étrangères.
L’entretien des hôpitaux chrétiens, des écoles, des orphelinats et des
maisons de retraite, l’hébergement provisoire et l’approvisionnement des
innombrables réfugiés ainsi qu’un programme minimum pour l’enseignement religieux des enfants sont tout à fait impossibles sans l’aide de l’étranger.
Le bureau de presse de l’Oeuvre a précisé qu’en 1987, "L’aide à l’Eglise en
détresse" avait dépensé environ 650.000 dollars pour des projets pastoraux
et caritatifs au Liban. (apic/kini/bd)