Interrogé à Rome le 21 janvier 2026 sur les critiques adressées par Donald Trump à l’égard de l’Europe au Forum de Davos, Mgr Pietro Parolin a jugé que les tensions transatlantiques n’étaient «pas saines». Il a déclaré que le pape Léon XIV avait reçu une invitation des États-Unis à intégrer le «Conseil de la paix» et que le Saint-Siège prenait le temps de l'évaluer.
En marge d’une rencontre avec des jeunes organisée à Rome par l’association italienne Osservatore for independent thinking, le cardinal Parolin a été interrogé par des journalistes sur les critiques émises le même jour par Donald Trump à l’égard de l’Europe, au Forum économique mondial, à Davos. «J’aime l’Europe et je souhaite qu’elle se porte bien, mais elle ne va pas dans la bonne direction», a affirmé le président américain. Le secrétaire d’État du Saint-Siège a estimé qu’«au-delà des sentiments personnels qui sont légitimes», il fallait surtout «respecter les règles de la communauté internationale».
Mgr Parolin a jugé que les tensions actuelles entre les États-Unis et l’Europe n’étaient «pas saines» et qu’elles généraient un climat international «grave». Il a invité les parties à «discuter des points controversés sans entrer dans la polémique et sans créer de tensions». Il a aussi plaidé pour une «utilisation responsable de la presse qui vise à construire et non à polariser ou à détruire».
Le «Conseil de la paix» imaginé par Donald Trump
Le cardinal italien a ensuite été interrogé sur le «Conseil de la paix», une organisation imaginée par Donald Trump en parallèle des Nations unies afin de promouvoir la paix au niveau international, et notamment dans la bande de Gaza. Sa création a été annoncée le 15 janvier dernier. Le secrétaire d’État a confirmé qu’une invitation avait bien été envoyée au pape. «Je crois que c’est une question qui demande un peu de temps pour être évaluée», a-t-il affirmé, sans exprimer de position sur l’organisation à laquelle une quinzaine de pays ont affirmé vouloir adhérer, mais qui a déjà essuyé le refus de plusieurs pays, dont la France ou la Norvège.
Mgr Parolin a affirmé en outre que le Saint-Siège n’était «pas en mesure» de payer le milliard d’euros réclamé par Donald Trump pour adhérer à cette organisation. Il a cependant estimé qu’on ne leur demanderait «pas de participer financièrement» étant donné la situation spécifique du Vatican. (cath.ch/imedia/cd/lb)