Mgr Gaillot croit à la pluralité des voix dans l’Eglise (160289)
Paris, 16février(APIC) Après le communiqué rendu public le mecredi 15
février par Mgr Albert Decourtray, cardinal archevêque de Lyon et président
de la Conférence épiscopale française, et Mgr Jacques Gaillot, évêque
d’Evreux, ce dernier à tenu, le lendemain, à Paris, une conférence de presse. Au cours de celle-ci, l’évêque d’Evreux a annoncé la création d’une
commission rassemblant 5 ou 6 évêques, qui va se réunir autour de lui, afin
d’étudier les problèmes qu’il a soulevés dans ces récentes interventions,
tant à la télévision que dans la presse.
Très serein et sans amertume, l’évêque d’Evreux a commenté la déclaration commune, en précisant tout le caractère positif qu’il trouvait à cet accord. Revenant sur la création de cette commission d’évêques, Mgr Gaillot a
affirmé qu’il n’avait jamais eu l’intention de rejeter la discipline de
l’Eglise, notamment en ce qui concerne l’ordination d’hommes mariés, mais,
a-t-il ajouté, une question n’est jamais close et mérite toujours qu’on
l’étudie .En tenant compte non seulement du contexte français, mais aussi
de ce qui se passe dans le monde. "Je crois à la pluralité des voix des
évêques dans l’Eglise", a commenté celui que tout le monde considère comme
l’enfant terrible de l’épiscopat français: une pluralité dont il affirme
qu’elle n’est pas contraire à l’unité.
Mgr Gaillot a également évoqué l’important courrier reçu à la suite de
ces récentes déclarations: un courrier ou des prêtres et des laïcs expriment leur soutien et leur remerciement pour "une parole libératrice": un
courrier très riche, que l’évêque d’Evreux espère utiliser afin de n’en pas
garder la richesse pour lui seul.
Enfin, Mgr Gaillot a regretté de se trouver seul avec les journalistes:
il aurait aimé que le cardinal Decourtray participe à l’entretien, mais ce
dernier avait dû repartir à Lyon ou il devait célébrer une messe de
funérailles. Avant son départ, il avait proposé à l’évêque d’Evreux de
l’accompagner et de concélébrer avec lui: mais Mgr Gaillot a jugé
préférable de s’expliquer avec la presse. (apic/mjh/pr)