pro-nazies dans l’hebdomadaire "Newsweek"
Vif démenti du prélat de l’Opus Dei
Rome, 7janvier(APIC) Le prélat de l’Opus Dei, Mgr Alvaro del Portillo, a
vivement réagi mardi, se déclarant "étonné et affligé" par les affirmations
- reprises par la presse italienne - de l’hebdomadaire américain "Newsweek"
selon lesquelles Mgr Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei, aurait
eu des sympathies pro-nazies. Dans un communiqué, le prélat de l’Opus Dei
dément vivement ces reproches et affirme qu’ils contredisent clairemnent
"la réalité d’un homme qui aimait profondément le peuple juif et qui a toujours vigoureusement condamné toute tyrannie".
Mgr del Portillo a réagi suite à divers articles de presse publiés mardi
par la presse italienne et reprenant les accusations formulées dans
"Newsweek" par un ancien de l’Opus Dei, le Père Vladimir Fletzman, membre
de l’Oeuvre 22 ans durant. Le P. Fletzman évoque notamment "une certaine
sympathie" de Mgr Escriva de Balaguer pour Hitler. A l’entendre, le futur
bienheureux (il doit être béatifié en mai prochain) aurait déclaré que le
dictateur nazi a été injustement rendu responsable de la mort de six millions de Juifs, alors qu’en réalité "il en a tué seulement quatre millions".
Le religieux affirme par ailleurs que Mgr Escriva, déçu par le Concile
Vatican II, s’est rendu en Grèce en 1967 pour envisager l’implantation de
son oeuvre dans l’Eglise grecque-orthodoxe. "Newsweek" se fait également
l’écho de critiques émises à propos du procès en vue de la béatification du
fondateur de l’Opus Dei, et plus particulièrement sur le caractère expéditif de la procédure, ainsi que sur la "sélection" des témoins et experts
entendus. Le service de presse de la prélature rejette ces accusations
dans un long communiqué. Après toute en série d’arguments, il dénonce un
tissu de mensonges "gravement offensants et inacceptables". Le texte précise en conclusion qu’il "est clair que les opinions individuelles sur une
figure ou spiritualité déterminées peuvent diverger", mais qu’il convient
de tenir compte du fait que "le jugement auquel le Saint-Siège est parvenu
concernant la sainteté du Vénérable Escriva et la régularité des procédés
par lesquels celle-ci a été démontrée n’est pas une simple opinion, mais
une certitude fondée sur des preuves irréfutables".
Se référant aux déclarations du Père Fletzman, la prélature indique que
sa connaissance de Mgr Escriva est "assez superficielle" : "Etudiant, il a
eu à Rome, durant trois ou quatre ans, des rapports sporadiques avec le
fondateur". Ses accusations à propos de la prétendue attitude antisémite de
Mgr Escriva et son appréciation de l’oeuvre de Hitler "sont absolument
fausses, en plus d’être gravement outrageantes. Elles sont du reste entièrement démenties par l’unanimité des textes". (apic/jt/cic/be)