Mgr Casaldaliga (Brésil) s’exprime (280988)
Rome, 28septembre(APIC/CIP) "Je crois que, devant Dieu, il n’y a aucun
argument, ni biblique, ni de tradition, ni même théologique, qui interdise
à la femme d’avoir dans l’Eglise les mêmes droits et ministères que l’homme", déclare dans une interview à la revue italienne "Jésus", publiée par
"Famiglia cristiana", Mgr Pedro Casaldaliga, l’évêque de la prélature de
Sao Felix do Aragaia, au Brésil.
Il y a par contre, pour l’évêque brésilien, "des arguments d’ordre culturel. Il faut avoir présent à l’esprit le fait que Jésus ne pouvait, à son
époque, appeler des femmes à être ses apôtres, c’est évident."
L’évêque estime que Jésus avait dans ses relations avec les femmes des
comportements qui ont fait scandale. Et Paul, "qu’on ne peut accuser d’être
un féministe", affirme qu’il n’y a plus de distinction entre l’homme et la
femme, entre l’esclave et l’homme libre, "même si, dans la pratique, cela
n’était pas réalisable".
Mgr Casaldaliga, qui a effectué cette année sa première visite "ad limina" en dix-sept ans d’épiscopat, a récemment reçu une admonestation formelle de la part du cardinal Ratzinger, le préfet de la Congrégation pour la
Doctrine de la foi. Le Saint-Siège l’a invité à la prudence suite à la sympathie qu’il a afiché à l’égard des théologiens de la libération et son
soutien à la révolution sandiniste au Nicaragua, ou il a effectué trois
séjours sans prendre contact avec l’épiscopat local. (apic/cip/bd)