Mgr Bullet: bilan positif de sa première année à Lausanne (260888)
Lausanne, 26août(APIC) Après une année de résidence épiscopale à Lausanne, Mgr Gabriel Bullet a dressé dernièrement sur l’ensemble de la période
écoulée un bilan positif. Dans une interview publiée dans l’hebdomadaire
pastoral "Evangile et Mission" l’évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et
Fribourg déclare notamment "qu’une prise de conscience se fait toujours
plus grande d’une nécessaire communion fraternelle, d’une nécessaire
cohérence de nos efforts si nous voulons être en mesure d’assumer notre
mission dans le monde. Communion et mission nous apparaissent de plus en
plus étroitement liées."
Avant son arrivée à Lausanne, Mgr Bullet n’était pas sans ignorer les
problèmes pastoraux du diocèse en général et ceux du pays de Vaud en particulier . Le fait d’y résider lui a permis de les percevoir plus concrètement. L’évêque a été surpris par l’atmosphère chaleureuse des rencontres de
l’Année Mariale dans le canton: "Dans notre monde ou règne l’anonymat, on a
besoin de se retrouver ensemble. L’Esprit Saint veut susciter de nouvelles
prises de conscience et un renouveau de nos communautés" relève Mgr Bullet.
Cependant, les difficultés ne manquent pas. Selon Mgr Bullet, elles ont
leur source dans une conception formaliste de la religion qui provoque le
divorce entre foi, vie et sacrements. En effet, relève-t-il, l’indifférence
et l’ignorance religieuse de nombreux baptisés, pour lesquels la foi
chrétienne n’est pas vraiment une vie, avec Dieu et pour les autres, mais
quelques rites ou formalités à remplir, entrainent "une lourdeur de la vie
paroissiale qui la rend peu attrayante vue de l’extérieur". En outre, l’individualisme de notre société empêche souvent les chrétiens de comprendre
"que le baptême nous fait membres d’une communauté à la vie de laquelle
nous devons participer chacun selon nos possibilités".
L’oecuménisme sans confusion et dans la Vérité
Mgr Bullet a eu l’occasion de tisser de nombreux liens avec les membres
de l’Eglise protestante. L’oecuménisme fait son chemin en terre vaudoise.
"Les relations sont généralement fraternelles, mais les problèmes fondamentaux qui divisent les deux Eglises ne sont pas résolus. "Je suis pour
l’oecuménisme, pour son développement dans ce pays, mais je ne suis pas
pour un oecuménisme qui gomme les problèmes et fait comme s’ils
n’existaient pas. L’oecuménisme ne peut se faire dans la confusion au
détriment de la Vérité. C’est peut-être un oecuménisme plus difficile",
conclut Mgr Bullet. (apic/em/bcy)