Mexique : toujours pas de personnalité juridique pour l’Eglise (130389)
Mexico, 13mars(APIC) Rodolfo Gonzalez Guevara, considéré comme l’un des
principaux idéologues du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) au pouvoir au Mexique, a affirmé la nécessité de donner "le vote actif, mais pas
la personnalité juridique à l’Eglise". Selon l’article 130 de la Constitution mexicaine, "aucune entité religieuse appelée Eglises" n’a de personalité juridique et les ministres du culte ont l’interdiction de critiquer
les lois fondamentales du pays; ils n’ont ni le droit de vote, ni le droit
d’élire ou d’être élus.
Membre du "courant critique" du PRI, Gonzalez Guevara, qui s’exprimait
dans le cadre de la consultation populaire mise sur pied pour apporter des
modifications à la loi électorale fédérale mexicaine, est d’avis que la relation entre l’Eglise et l’Etat devrait se faire au niveau public et que
l’on devrait donner le droit de vote actif (droit d’élire) aux prêtres,
mais pas le droit de vote passif pour éviter qu’ils soient candidats à des
postes soumis à élection populaire.
C’est dans ce contexte difficile des relations Eglise-Etat, qui date depuis plus d’un siècle, à l’époque ou l’Etat mexicain rompit les relations
diplomatiques avec le Saint-Siège, que Mgr Girolamo Prigione, délégué apostolique du Vatican, vient d’annoncer la possibilité d’une prochaine visite
du pape Jean Paul II au Mexique. Cette seconde visite du pape dans le pays
pourrait avoir lieu en 1990 ou en 1991. Selon des sources ecclésiastiques
mexicaines, le pape aurait accepté une invitation lancée par les évêques
mexicains.
Notons encore que Mère Teresa de Calcutta a sollicité le mois dernier
une aide financière gouvernementale du président mexicain Carlos Salinas de
Gortari pour construire un lieu d’accueil pour les enfants atteints du sida. Il existe actuellement au Mexique cinq maisons d’assistance pour personnes en détresse gérées par les missionnaires de la Charité de Mère Teresa. (apic/selat/be)