Méthodes naturelles de régulation des (090390)
Liège, 9mars(APIC/CIP) Peut-on réellement planifier les naissances sans
recourir à la contraception ? Quelle est l’efficacité des méthodes naturelles de régulation des naissances ? Une enquête est en cours pour la vérifier à l’échelle de l’Europe. En Belgique, l’initiative est coordonnée depuis Liège par le Centre d’Etude et de Recherche sur la famille (CERF).
Les méthodes dites "naturelles" de régulation des naissances sont des
méthodes basées sur la connaissance et l’auto-observation des signes et
symptômes accompagnant les périodes fécondes et non fécondes du cycle féminin. En Belgique, une demi-douzaine d’associations, pour la plupart catholiques, s’efforcent de promouvoir ces méthodes par des campagnes d’information, des permanences de consultation conjugale et des actions éducatives
dans les écoles du CERF, association d’inspiration chrétienne fondée à Liège en 1983.
Diverses associations analogues, regroupées au sein de la Fédération Internationale de l’Action Familiale (FIDAF) ont entrepris depuis un an de
faire le point sur les méthodes naturelles de régulation des naissances.
Sur le plan européen, une enquête est en cours sous la direction du professeur Freundl de l’Université de Düsseldorf. Sur le plan francophone, c’est
le CERF qui est chargé de la coordination de ce projet avec son homologue
français, le centre de liaison des équipes de Recherche (CLER).
Collaboration des couples
Depuis octobre dernier, quelques 600 couples francophones, en France et
en Belgique, ont déjà été invités à collaborer à cette enquête. Régulièrement, les couples concernés transmettent à des centres de recherche les
données élémentaires qu’ils ont observées. Qu’ils veuillent retarder ou limiter les naissances ou qu’ils désirent avoir un enfant prochainement, ces
couples précisent, sur une fiche à renvoyer, les renseignements demandés et
leurs intentions respectives de grossesse. Tous ces renseignements sont
communiqués dans le strict respect de l’anonymat. Les données ainsi recueillies seront analysées par informatique, avec la collaboration d’un laboratoire d’un institut de Lyon, l’INSERM, puis transmises à l’Université
allemande de Düsseldorf, qui est chargée de centraliser les réponses au niveau européen.
Pour mener à bien leur travail et pour qu’il soit scientifiquement valable, les associations concernées ont mis en place des réseaux de coordinateurs locaux afin d’aider les couples dans leur démarche. Il s’agit
également de constituer un échantillon aussi représentatif que possible
pour pouvoir dégager des conclusions fiables. (apic/cip/ak)