Mère Marie-Christiane veut fonder d’autres couvents intégristes (291287)
Quiévrain/Belgique, 29décembre(APIC) Fondatrice en 1978 du couvent de religieuses intégristes de Quiévrain, au sud de la Belgique, Mère MarieChristiane, la soeur de Mgr Marcel Lefèbvre, n’entend pas s’arrêter en si
bon chemin. Elle désire implanter deux autres couvents en Suisse, dont
l’un, celui du Mont-Pèlerin, accueillera cinq soeurs à partir du 1er mars.
Quant à celui de Niouc, en Valais, il ne sera pas ouvert avant un à deux
ans. Si elle ne veut pas renforcer les communautés religieuses fidèles à
Rome, "c’est parce, affirme-t-elle, il n’y a plus là la discipline traditionnelle, la foi catholique intégrale est en danger".
Le couvent belge de Quiévrain, situé non loin de la ville française de
Valenciennes, - le premier couvent fondé par la soeur de Mgr Lefèbvre, une
ancienne carmélite qui vivait en Australie - accueille 24 religieuses. En
France, la Mère Marie-Christiane a encore fondé le couvent de Ruffec, près
de Poitiers (18 moniales), celui de Bas-en-Basset (8 moniales), près du Puy
et celui de Mont-Saint-Sulpice, près d’Auxerre (6 moniales). En Allemagne,
le couvent de Brilon Wald, entre Dortmund et Kassel, compte 17 religieuses.
A Phoenixville, en Pennsylvanie, les religieuses intégristes sont une dizaine au couvent de la Sainte-Trinité.
Interrogée l’agence APIC, la Mère supérieure de Quiévrain a déclaré
qu’elle fondait des nouveaux couvents et qu’elle ne désirait pas renforcer
les communautés catholiques fidèles à Rome, "parce qu’ils n’ont pas la même
ligne que nous, ils sont modernes. Ils ne suivent pas vraiment les règles
comme autrefois. Nous, nous voulons absolument suivre l’esprit du carmel,
de Ste-Thérèse d’Avila. Elles, elles ne veulent pas, alors ce n’est pas
possible, on ne peut pas s’entendre. L’Eglise moderne n’est plus vraiment
attachée à l’esprit catholique comme on l’avait toujours autrefois". Pour
la religieuse intégriste, "c’est sûr qu’il y a un abandon de la foi, et
c’est très dangereux".
La religieuse intégriste - qui bénéficie du soutien de la Fraternité StPie X ("on s’aide mutuellement, parce qu’on se comprend bien") - précise
qu’elle a dû trouver un supérieur ecclésiastique en la personne de Mgr
Lefèbvre, "parce que nous ne sommes pas acceptées par Rome jusqu’ici".
"Mais cela va venir, j’espère", poursuit-elle. Pour l’avenir, après l’érection de deux couvents en Suisse, Mère Marie-Christiane veut implanter son
mouvement en Angleterre, "car nous sommes très demandées là-bas, on nous
supplie de venir!" (apic/be)