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    En faire un symbole de la tolérance religieuse au Maroc

    Maroc: Une synagogue restaurée par des musulmans,

    Fez, 7 mars 1999 (APIC) Classée parmi le patrimoine universel par l’UNESCO, la synagogue Aben Danan de Fez (Est du Maroc) vient de retrouver son charme du 17e siècle. Le monument a été restauré après plus d’un an de travaux financés par des descendants juifs du fondateur mais aussi par de nombreux musulmans. Autre source de financement: le fonds mondial des monuments historiques, le ministère marocain des Affaires culturelles et le Conseil des communautés israélites du Maroc.

    Son architecture a été modernisée. On y voit aussi de nombreuses inscriptions en hébreu sur les murs, rappelant le brassage culturel qui, pendant longtemps a fait la richesse culturelle de cette ville orientale du royaume chérifien. Celle-ci est considérée comme "la mémoire d’une tolérance musulmane face à l’intolérance chrétienne". Car au moment où Christophe Colomb découvrait les Antilles, la communauté séfarade d’Andalousie était contrainte àà fuir vers le Maroc, à la fin du 15e siècle, selon des historiens de l’époque.

    A Fez comme ailleurs au Maroc, les synagogues ont été nombreuses et chaque grande famille juive du pays a eu la sienne. Elles ont d’ailleurs toujours été protégées, comme l’ensemble des quartiers juifs qui jouxtaient parfois les palais des sultans.

    La synagogue rénovée doit sa renommé au rabbin Aben Danan, célèbre pour avoir introduit au Maghreb le rituel de la "haridza", une cérémonie religieuse qui libère une veuve sans enfants de l’obligation de se remarier avec le frère de son défunt mari pour perpétuer la lignée.

    La réfection a été exclusivement faite par des ingénieurs, architectes et artisans musulmans dans un pays ou l’islam est la religion d’Etat. Cette réfection est liée au souhait général de faire du lieu de culte essentiellement un musée pour symboliser la tolérance religieuse au Maroc.

    Cependant, malgré cet esprit d’ouverture entre musulmans et juifs, la communauté séfarade a quitté en masse l Maroc pour Israël. Entre les deux guerres mondiales, le nombre de juifs marocains est ainsi passé de 500’000 à 5’000 personnes. Mais chaque année, plusieurs dizaines de milliers de juifs originaires du Royaume chérifien reviennent en touristes dans le pays de leurs ancêtres. (apic/ibc/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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