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    La Conférence épiscopale péruvienne retire Caritas du programme

    Mario Rios Espinosa, directeur de la Caritas péruvienne

    d’urgence du gouvernement... mis en place après les mesure économique

    imposée dès après le changement de gouvernement. Pour l’Eglise a décidé de

    retirer Caritas de ce programme a qui on avait confiél la tâche.

    Deux choses. La première... Si il est exact que l’Eglise se retire de la

    Commission coordinatrice, qui était le fruit d’une effort entre la société

    civile et l’Etat, cela ne veut pas dire que l’Eglise abandonne son travail

    avec les plus pauvres. Elle maintiendra, avec des institutions privées, des

    institutions d’Eglise et même augmentera son effort dans la mesure de ses

    moyens.

    Pourquoi se retirer? L’Etat, jusqu’à présent, ne présente pas un programme et une politique sociale cohérente, sérieuse et responsable. L’Eglise ne peut pas se prêter à des manipulations politiques de l’Etat... et

    l’Eglise ne peut non plus pas être considérée comme un "matelat social".

    La situation après la nomination de Fujimori. Inflation? Si le rytme de

    l’inflation a diminué, celle-ci poursuit sa trajectoire. Le gouvernement a

    pris des mesures économiques, mais ne présente aucun programme à long terme. Il agit pour l’immédiat. Sans plus. Ces mesures économiques et l’absence de programme se font au prix d’une plus grande pauvreté de la population

    péruvienne. Chômage plus grand marginalisés toujours plus nombreux. Une

    pauvreté qui est maintenant bien en-dessous du seuil de pauvreté critique.

    Pour les salariés, la chute de son pouvoir d’achat est dramatique. Ceux-ci

    grossissent chaque jours les rangs des gens les plus nécessiteux. Sa

    situation se complique de jour en jour. C’est un drame.

    Caritas: il n’y a pas un coin du pays où il n’y ait un agent pastoral

    font des multiples efforts pour mettre au point une stratégie, ou

    consolider celles qui existent. Non seulement des strtatégie qui visent à

    aider à survivre, mais encore favoriser la "capacitation" de la population.

    grâce à des projets pilotes.

    Pourcentage, chiffre: L’inflation avait chuté jusqu’au mois de décembre.

    En janvier, près de 30% à nouveau.... Le flux des narcos dollars fait que

    le dollars est pour moitié en-dessous de son prix réel. Ce qui implique que

    vivre au Pérou deviuent plus cher que vivre dans n’importe quel pays

    européen. Essence: 3 doolars le gallon... le salaire: 40 dollars mensuel,

    jusqu’à 80 dollars pour les privilégiés. Ce qui ne permet pas de vivre une

    semaine, si l’on tient compte qu’un kilo de viande coûte 5 dollars et plus.

    Cholera

    250 morts et plus de plus près de 55’000 cas, selon le ministre de la

    santé Carlos Vidal Layseca. Que pouvez-vous dire à propos de ces

    chiffres... Ces chiffres sont manipulés par le gouvernement, qui tente de

    minimiser le problème. Deux étapes: d’abord, lorsqu’on a détecté le

    choléra, des mesures de préventions massives ont été prises, mais ces

    mesures ont été ensuite réduites en raison des réclamation des pêcheurs, le

    secteur le plus affecté, et des autres intérêts économiques liés à

    l’exportation. Le mal est maintenant généralisé dans tout le pays et lu

    littoral, il a atteint maintenant la zone rurale.

    Caritas, qui coordine avec le secteur santé du pays, non seulement au

    niveau central avec le ministère, mais aussi d’une manière décentralisée,

    dans l’ensemble du pays o?u se trouvent les Caritas qui ont des contacts

    directs. Il y a donc de grosses différences de chiffres qui nous avons pu

    vérifier. ä Huacha, par exmple, nous avons détecté 595 cas de choléra, et

    le ministère de la santé n’a publié aucun chiffre pour cette ville. Le mal,

    selon caritas, est de 40% plus élevé que les chiffres officiels, des

    statistiques données.

    Le problème est sérieux. L’épidémie du choléra est un problème d’ordre

    structurel, un problème dû à la crise de la salubrité, le problème des conditions déplorables d’hygiènes dans lesquelles vivent de larges secteurs de

    la population. Il est impossible d’enrayer l’épidémie si on ne s’attaque

    pas aux causes. Traitement d’eau... inexistant. Il est d’ailleurs

    contradictoire de demander tellement à la population tellement pauvre dans

    les zones urbaines ou rurale. Matériel hygiénique? Ils n’ont pas ni les

    moyens de s’acheter un savon. Il leur est demandé de fair boullir l’eau.

    Mais c’est un produit qui est vendu à un prix pas à porté de leurs moyens.

    Dans certaines zones de "pueblos jovenes" qui n’ont même pas d’eau, il

    quii se voient dans l’obligation de l’acheter à un prix trop cher aussi. On

    ne peut pas demander à une population de faire ceci ou cela quand elle n’a

    pas les moyens de le faire et de suivre les conseils donnés en la matière.

    Agir à trois niveaux pour Caritas: l’aide doit être consentrée sur des

    micros projets; le foyer de l’infection, c’est-à-dire l’eau, que pour le

    moins l’aide arrive pour traiter le problème de l’eau et améliorer sa

    qualité; 3) une politique et une informations cohérentes de la part du

    gouvernement qui falsifie les données du problème et trompe la population.

    Il n’y a plus de lits dans les hôpitaux, ni suffisament d’espace pour

    soigner les malades qui sont même dans la rue. Nous avons même dû, vue

    l’urgence, mettre des lits dans la rue. Les médicaments font aussi défauts.

    Lance un appel. Caritas suisse? Oui, mais pour d’autres projets. Dans le

    cas d’urgence que nous vivons, nous n’avons pas encore reçu de réponse.

    Nous avons envoxé un SOS à toutes les caritas nationales à travers Caritas

    international.

    Le problème du choléra est une maladie de la misère. Car les secteurs

    les plus touchés sont aussi les secteurs les plus pauvres. Le choléra

    atteint les gens qui vivenbt dans une extrême pauvreté. Le gouvernement et

    le monde se préoccupe davantage de la dette extérieure que de la dette

    sociale. Le problème social au Pérou s’aggrave. Sans compter la violence,

    la drogue, etc. Il faut agir. Et vite.

    Scandaleux. l’argent dépensé pour faire la guerre et détruire des vies

    (Golfe). Avec le 0,001% de ce qui a été dépensé, nous arriverions à

    solutionner bon nombre de problèmes sociaux au Pérou. C’est une insulte à

    la dignité humaine. A la pauvreté.

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