Manille, 17octobre(APIC) "Nous Philippins croyons que la révolution qui a
renversé Marcos est le meilleur cadeau du peuple philippin au monde. Sans
notre foi dans le Tout-Puissant, notre révolution n’aurait pas réussi", a
déclaré la présidente Carazon Aquino lors de la cérémonie d’ouverture du
premier Congrès de l’Association mondiale de la communication chrétienne
(WACC), le 16 octobre à Manille.
Devant près de 500 délégués des Eglises catholique et protestantes, dont
le cardinal Jaime Sim, venus de 76 pays et réunis aux Philippines jusqu’au
19 octobre, la présidente des Philippines, a remercié les spécialistes de
la communication qui "ont utilisé les médias de manière effective pour assurer notre victoire". Elle a en outre rappelé le rôle de la xérographie
pour diffuser la vérité à l’époque où les médias étaient sous la chape de
la censure de Marcos.
Le secrétaire général de la WACC, Carols Valle, a alors rappelé que
l’organisation qu’il dirige avait choisi Manille pour tenir son congrès,
consciente du rôle important joué aux Philippines par les moyens de
communication pour libérer le peuple.
Conférence de Pierre Babin
L’abbé Pierre Babin, directeur du centre CREC-AVEX à Lyon - un centre de
formation aux moyens audio-visuels -, a, quant à lui, parlé de sa "conversion" aux médias audio-visuel. Pour lui, ce fut une véritable révolution
copernicienne, un changement de perspective de 180o. "La base n’est plus la
parole, comme depuis Gutenberg, mais la modulation, un ensemble de vibrations sonores et lumineuses. Communiquer devient : se stimuler mutuellement
par des vibrations qui touchent tous les sens", a-t-il relevé.
Un très vieil exemple de ces vibrations, c’est le tam-tam. Un des plus
récents est le walkamn, grâce auquel tout le corps devient musique. Pierre
Babin a fait remarquer en passant que la modulation est le langage
traditionnel de la majorité des cultures, et cette des pauvres tout
d’abord. Il estime que le langage modulé est le plus haumin et le plus
spirituel.
La vibration, d’accord, mais il ne suffit pas de vibrer : où reste
l’esprit critique ? Pierre Babin a bien reconnu, lors de la conférence de
presse, que "la vibration n’est pas la panacée universelle. Mais, la
raison, l’analyse, ne peuvent corriger la modulation. C’est l’esprit qui
doit faire la critique de la vibration seule, sinon celle-ci conduit aux
pires excès : voire Hitler, ou même Lénine".
Pour nous chrétiens, a conlut Pierre Babin, c’est l’Esprit-Saint, qui
est le grand inspirateur et le grand critique de la modulation.
(apic/spi/bd)