Managua, 4novembre(APIC/Sergio Ferrari) La défaite des sandinistes lors
denal, ministre de la culture sous Daniel Ortega, de voir un jour changer
l’Amérique latine en une société plus solidaire. Le moine-poète, engagé
dans la révolution nicaraguyenne au même titre que son frère, Fernando Cardenal, le prêtre-ministre sous le régime sandiniste, s’est confié à Managua
au correspondant de l’agence APIC. Pour lui, en dépit de l’effondrement du
communisme en Europe de l’Est, le socialisme n’est pas mort. Ce qui s’est
passé à l’Est signigfie l’échec du modèle stalinien mais nullement l’échec
du socialisme.
E. Cardenal: La presse capitaliste a proclamé haut et fort l’échec du
socialisme. Mais elle ne veut pas reconnaître celui du capitalisme, d’autant plus évident qu’il date de bien avant l’échec du socialisme. Seul le
10% de l’humanité a bénéficié du capitalisme. Mais pour le tiers monde,
pour les pays les plus pauvres, ce modèle a été un désastre. Pour cette
raison et parce qu’il est un régime inhumain et criminel, nous ne pouvons
l’accepter.
Que nous reste-t-il, sinon le socialisme. Mais pas n’importe lequel. Un
socialisme démocratique, humaniste et respectueux des droits de l’homme. Un
socialisme également avec les chrétiens, dans notre culture, et dans d’autres endroits avec la participation des autres religions. Je crois que
l’utopie du socialisme est plus nécessaire que jamais en raison de la
croissance de l’individualisme, de l’égoïsme et de la société de consommation.
Cela signifie aussi un socialisme empreint de mysticisme. C’est la
raison pour laquelle je parle des religions. L