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    Les 3 fanatiques avaient tué un juge en 1998

    Mali: La cour d’assise de Bamako prononce la peine capitale contre 3 leaders de secte

    Bamako, 28 juillet 2000 (APIC) Trois membres d’une secte fanatique musulmanne au Mali ont été condamné le 25 août à la peine capitale pour avoir tué le 2 août 1998 un magistrat qu’ils accusaient d’être responsable de la mort en détention de l’un de leurs disciples. La cour d’assises de Bamako a prononcé cette lourde sentence contre les extrémistes religieux après avoir établi la culpabilité du gourou et de deux de ses fidèles.

    Les inculpés appartient à la secte des "pieds nus" qui avaient lynché à mort, il y a deux ans dans le sud du pays, le juge Oumar Bah. Le verdict a été prononcé à l’issue de 2 jours de jugement, et au terme duquel le chef de la confrérie, Cheikh Kanouté, et ses fidèles Abdou Doumbia et Abdoulaye Diakité, ont été reconnus coupables de l’assassinat du juge de Dioila, à 250 km de Bamako.

    Le meurtre du juge Oumar Bâh avait suscité une vive émotion au Mali et dans les pays limitrophes, à majorité musulmans. Car c’était la première fois qu’un meurtre à caractère religieux était perpétré dans cette partie de l’Afrique occidentale dominée par un islam modéré.

    Population indifférente

    L’opinion publique malienne d’ordinaire émotive face aux sentences judiciaires lourdes, est restée indifférente au verdict qui n’a pas surpris, a pour sa part rapporte quotidien sénégalais, "Le Soleil".

    La confrérie des "pieds nus" a été fondée par Cheikh khali Kanouté, à la suite d’une "vision" de ce dernier Les adeptes de la secte dont on ignore le nombre, rejettent tout ce qui est modernité. Ils s’habillent traditionnel et marchent les pieds nus, d’où leur nom.

    La peine de mort est prescrite dans le code pénal malien, mais elle n’a jamais été appliquée. Le président Alpha Oumar Konaré qui dirige le pays depuis 1992, a déclaré plusieurs fois qu’il n’ordonnera jamais son application tant qu’il sera au pouvoir. Les derniers condamnés à mort au Mali sont l’ancien président Moussa Traoré et son épouse Mariam Traoré. (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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