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    Mali: Des ONG africaines affûtent leurs armes en vue du sommet de Porto Alegre

    La mondialisation provoque une "paupérisation galopante"

    Bamako, 13 janvier 2002 (APIC) Environ deux cents représentants d’Organisations Non gouvernementales (ONG) africaines ont dénoncé la mondialisation et ses effets: famine, surendettement, paupérisation galopante. Leurs responsables se sont réunis à Bamako, au Mali, les 8 et 9 janvier pour harmoniser leurs positions lors du sommet mondial sur le développement social, qui s’ouvrira le 31 janvier à Porto Alegre au Brésil.

    Selon les participants du congrès de Bamako, la mondialisation a déjà entraîné 37 millions de morts dans le monde dont la majorité en Afrique. Ils se sont cependant relevé un engagement croissant dans les pays du nord pour une plus grande justice sociale. "Il y a une partie de la population du nord qui comprend bien le problème et appuie le sud", a déclaré à la BBC un participant africain. Il s’est ainsi félicité du partenariat social nord- sud qui devient de plus en plus fort au niveau de la société.

    Ahmed Ben Bella, ancien président algérien qui participait à ce forum social a déclaré que le capitalisme est "mort". Il se réjouit de la mobilisation des jeunes lors des assises de Bamako. Un agronome camerounais a quant à lui accusé les gouvernements africains d’être les "complices" de ceux des pays développés. La plupart, d’entre eux sont absolument illégitimes et n’ont été installés que par ceux du nord », a-t-il ajouté.

    La Malienne Aminata Traoré, hôte du forum, s’est particulièrement attaquée aux politiques "néo-libérales" des pays développés qui font qu’aujourd’hui, l’Afrique ne parvient pas "à se nourrir, se soigner, éduquer ses enfants, condamnés à fuir vers le nord". Ancienne ministre de la culture de son pays, Mme Traoré a aussi très durement critiqué, sur les antennes de radio France Internationale, les mesures d’austérité économique imposées par la banque mondiale et le Fonds Monétaire International aux gouvernements africains depuis plus de 20 ans. Au nom de la nécessité de maîtriser la masse salariale, des millions d’enfants du continent n’ont pu aller à l’école, car ces politiques d’ajustement structurel ont mis au chômage des milliers d’enseignants, a-t-elle souligné. "Ces mêmes politiques néo- libérales obligent les plus démunis parmi les populations africaines à acheter les médicaments et l’eau potable, ce qui est humainement inacceptable", a-t-elle lancé. (apic/ibc/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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