Paris, 11décembre(APIC) Les représentants des principales Maisons d’Edition religieuses en France (Seuil, Le Centurion, Le Cerf, Desclée, Nouvelle
Cité) ont exposé devant la presse le 9 décembre, à Paris, la situation de
ce secteur de l’édition qui se porte plutôt bien.
Depuis la période difficile des années 70-75, la situation s’est redressée pour atteindre un niveau relativement satisfaisant, comparé à l’ensemble de l’édition française. De plus, avec 500 à 600 nouveautés par an et
des tirages de 6.000 à 7.000 exemplaires en moyenne, le livre semble se tenir mieux que les autres médias -presse, radio et télévision- dans le domaine religieux. Essentiellement catholique, l’édition religieuse fait ses
plus gros tirages avec des ouvrages de formation: cathéchismes et livres de
spiritualité ou de théologie,facilement accessibles.
L’édition religieuse souffre cependant d’une difficulté d’insertion dans
la culture contemporaine. "La paroi qui sépare le livre religieux du livre
profane devient de plus en plus étroite, de moins en moins étanche" remarque Jean-Pierre Rosa, directeur littéraire des Editions Nouvelle Cité;
"l’édition religieuse se demande comment passer d’une position de minorité
à une situation de dialogue avec la culture contemporaine".
Face aux concentrations qui s’opèrent actuellement dans les médias
catholiques français, en particulier autour de "Média Participation" (Groupe Ampère) qui comprend notamment le mensuel "Famille chrétienne" et "30
jours dasns l’Eglise et dans le monde", les Editions Fleurus, Le Lombart
(Belgique) et Desclée (via leur société de diffusion Begedis), certains observateurs se sont inquiétés de la liberté désormais laissée aux Editeurs
de ces groupes. Les opérations sont encore trop récentes pour permettre
d’apporter une réponse exhaustive. Les éditeurs présents, tout en souhaitant qu’aucun groupe ne soit monté contre l’autre, ont cependant plaidé en
faveur d’une plus grande transparence des concentrations. Certains d’entre
eux comme Nicolas Sed, du Cerf, ont aussi fait remarquer que les ordres religieux ou les associations de fidèles étaient certainement les meilleurs
garants de la liberté aujourd’hui. (apic/vb/bd)