Madagascar: sauvegarde de la création et répartition équitable (010589)
Fianarantsoa/Madagascar, 1ermai(APIC/CIP) C’est à Fianarantsoa, une ville
de 80.000 habitants située à 400 kilomètres au sud de Tananarive, que Jean
Paul II a entamé la journée du 1er mai. Le pape a célébré dans cet important centre culturel, ou se côtoient catholiques (45%), protestants et anglicans, une messe qui avait pour thème la famille et la vocation.
Jean Paul II a rappelé à cette occasion que l’Eglise fait mémoire, le
1er mai, de saint Joseph, patron du travail et des familles. Sur le travail, il a déclaré qu’il est le prolongement de l’oeuvre du créataer. A ce
propos, il a souligné la grande responsabiltié de l’homme à l’égard de la
nature, en relevant notamment qu’une exploitation intensive de la terre
risque de dégrader et de stériliser le sol. "Un peu partout dans le monde,
a-t-il poursuivi, on se rend compte des dommages provoqués par une exploitation qui détruit beaucoup, sans prévoir la vie des générations à venir".
Or, a-t-il dit, "les hommes ont ensemble le grave devoir d’assurer la sauvegarde de la création".
Jean Paul II a également réclamé une répartition plus équitable du travail, afin que chacun puisse y avoir accès et reçoive les mêmes chances de
mener une vie digne. Il a en outre demandé que chaque travailleur puisse
disposer des services auxquels il a droit sans voir prélever "une part excessive du produit du travail". A propos du chômage, qui frappe surtout les
jeunes malgaches, le pape a fait valoir que, puisqu’il est juste que tous
reçoivent les mêmes chances de vivre du travail, on ne peut rester inactif
face à ce phénomène et que, "dans le monde entier, il reste beaucoup à faire".
A propos de la famille
Abordant ensuite les questions qui touchent à la famille, Jean Paul II a
déploré l’instabillité trop fréquente des couples, due à "la recherche du
plaisir immédiat". Il a aussi souligné la valeur de la fertilité humaine,
expliquant que, si une planification des naissances apparaît nécessaire "en
conscience", les couples sont tenus d’"agir avec maîtrise", en recourant
aux méthodes "qui respectent la nature". Et le pape de s’écrier: "N’acceptez pas que l’avortement soit banalisé! Porter atteinte à la vie fragile
mais humaine de l’enfant à naître, cela ne peut pas être un droit, car nous
ne pouvons disposer d’une vie qui est déjà personnelle. La dignité de
l’homme est en cause" (apic/cip/jt/pr)