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    La longue lutte d’un couple contre ces croyances

    Madagascar: La malédiction de naître jumeaux au sud-est de Madagascar

    Tananarive, 19 août 2004 (Apic) Les antambaocs, une ethnie principale au sud-est de Madagascar voient comme un mauvais présage la venue au monde de jumeaux. Pour les membres de cette ethnie, avoir deux enfants jumeaux est une malédiction. Une idée contre laquelle lutte depuis 15 ans, un couple local, Julie Tsimindramana et son mari.

    La télévision francophone, "TV5" a présenté un reportage sur ces enfants "orphelins" particuliers. Des enfants de 0 à 3 ans vivent actuellement dans un centre d’accueil tenu par Julie, la directrice. Elle présente un garçon de quelques semaines. Il a échappé à la mort, car sa jumelle est décédée peu après leur arrivée au centre. Ils ont été tous les deux abandonnés par leur maman dès leur naissance. Un inconnu a recueilli les enfants, pour les acheminer au centre. "Il ne reste plus que le garçon", commente Julie.

    A la tête de son association, elle a reconnu que son long combat contre cette croyance commence maintenant "à payer". "Il y a actuellement moins d’enfants jumeaux qui meurent à la campagne", déclaré Julie. Installée à Mananja, en plein coeur du pays antambaoc, son centre d’accueil a longtemps souffert de l’hostilité de la population. Elle même antambaoc, elle a dû aller à l’encontre des préjugés des familles et de sa communauté. "Il était même difficile de trouver le lieu pour y construire le centre", commente-t-elle, indiquant que beaucoup de personnes ont refusé de leur louer des maisons ou que des populations se sont opposées à voir l’association prendre racine à côté d’eux.

    Les mentalités évoluent

    Depuis quelques années, les mentalités évoluent, surtout en ville. Florien Nainteramena, un chef de famille a ainsi décidé de ne pas abandonner ses deux enfants jumeaux. "J’aime mes enfants, j’aime être avec eux, et m’occuper d’eux, malgré tout ce que pensent les gens des jumeaux", a-t-il dit. Cette décision est bien acceptée par sa famille. C’est une avancée considérable. Sa grand-mère avait donné naissance à des jumeaux, avant de les abandonner. (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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