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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Une Eglise prise dans les remous nationalistes

    Macédoine: Election d’un nouveau chef de l’Eglise orthodoxe (261193)

    Skopje, 26novembre(APIC) L’Eglise orthodoxe de Macédoine - une Eglise qui

    s’est séparée en 1967 du patriarcat serbe orthodoxe de Belgrade, mais dont

    l’indépendance juridique (autocéphalie) n’est reconnue par aucune autre

    Eglise - élira son chef le 4 décembre prochain. Dans la cathédrale Ste-Sophie d’Ohrid, 95 délégués, représentants du clergé et des laïcs, éliront le

    successeur de l’archevêque Georgi Milosev Gavril, âgé de 81 ans.

    Sa Béatitude Gavril, archevêque d’Ohrid et de Macédoine, s’était retiré

    de ses fonctions de façon inattendue en décembre 1991, puis, sur insistance

    du Saint Synode, avait retiré sa démission. Officiellement des raisons de

    santé avaient été invoquées pour justifier la démission de l’archevêque.

    Mais l’arrière-plan de cette démission était constitué par les conflits

    agitant la hiérarchie macédonienne à propos de l’autonomie de l’Eglise par

    rapport au Patriachat orthodoxe serbe de Belgrade, Mgr Gavril étant

    partisan de l"’autocéphalie".

    La volonté d’indépendance de l’Eglise macédonienne vis-à-vis de l’Eglise

    serbe a aussi une signification politique: le soutien en faveur de la "nation macédonienne", une nation mise en avant par l’ancien chef communiste

    yougoslave Tito, qui poursuivait des buts de politique extérieure en direction des Macédoniens de Bulgarie et de Grèce.

    Depuisplus de cinq mois - date de la démission effective de Mgr Gavrill’Eglise orthodoxe de Macédoine n’a plus de chef. Elle dirigée conjointement par trois métropolites et elle est agitée par de fortes tensions internes. Selon sa propre constitution, l’Eglise aurait dû trouver un successeur à Mgr Gavril dans les cinq mois après son retrait, mais le manque

    d’unité de vues a visiblement empêché la désignation de son successeur.

    D’autre part, la législation interne de l’Eglise ne prévoit ni la démission

    de son chef spirituel ni une direction collégiale intérimaire. Raison pour

    laquelle certains milieux de l’orthodoxie macédonienne avaient refusé le

    retrait du métropolite Gavril et considéré l’activité du Saint-Synode comme

    "illégitime".

    Des motivations politiques

    Lors de sa récente visite en ex-Yougoslavie, le patriarche oecuménique

    de Constantinople Bartolomaios Ier a déclaré que l’autocéphalie (autonomie

    juridictionnelle) réclamée par les Macédoniens n’avait pas de motifs religieux, mais des motivations politiques. Cette non reconnaissance par les

    autres Eglises orthodoxes et par le patriarcat oecuménique alourdit encore

    le climat à l’intérieur de l’Eglise orthodoxe de Macédoine. (apic/kpr/be)

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