Macao, une petite Eglise vivante et fragile face (191187)
Rome 19novembre(APIC) Retournant en 1999 dans le giron de la Chine, le
territoire asiatique de Macao, sous administration portugaise - qui
comprend la ville elle-même et deux petites îles - possède une Eglise locale très vivante et en pleine croissance. En effet, la collaboration des
laïcs et des mouvements apostoliques est très active, mais il y a une ombre
dans ce tableau idyllique, le manque de personnel ecclésiastique et de vocations locales.
Mgr Arquiminio Rodrigues da Costa, évêque de Macao, lors d’un récent
séjour à Rome, a dressé un portrait de l’Eglise catholique à Macao. Il l’a
présentée comme une Eglise très petite mais très engagée dans l’évangélisation directe. Elle réalise une grande oeuvre dans le domaine social et dans
celui de l’éducation, malgré le manque de personnel. En effet, les vocations venues de l’étranger se tarissent et la relève locale n’existe pas encore, les vocations sont trop peu nombreuses. La participation des laïcs
est donc vitale. Grâce aux centres de pastorale installés depuis dix ans
sur le territoire de Macao à l’inspiration de Mgr Rodrigues da Costa, la
prise de conscience des laïcs a été plus vive, ce qui a permis la formation
de collaborateurs de paroisses. Malheureusement, l’émigration est encore
trop forte pour retenir longtemps ces laïcs engagés et la formation doit
donc être continuellement recommencée.
Le futur transfert de souveraineté à la Chine pose problème
Les catholiques chinois sont plus nombreux que les Portugais depuis
l’arrivée en masse des Chinois à Macao après la mort de Mao Tsé-Tung. Mais
ce qui préoccupe la petite communauté catholique de Macao (elle ne représente que le 5% de la population globale) c’est le transfert de la souveraineté à la Chine populaire en 1999. L’accord entre le Portugal et la Chine parle très clairement des relations entre les "Organisations religieuses" à Macao et les autres organisations religieuses du monde, on ne cite
jamais l’Eglise catholique. Il est précisé dans cet accord que les organisations religieuses de Macao pourront maintenir des relations avec les organisations religieuses du reste du monde. Il y aura donc la possibilité de
maintenir des relations avec Rome et avec l’Eglise dans le monde entier.
"Nos relations avec la Chine, c’est-à-dire entre l’Eglise de Macao et
l’Eglise de Chine devront être conformes au principe de la non-interférence, de la non-subordination et du respect mutuel" a déclaré Mgr Rodrigues
da Costa. Il faut rappeler que l’Eglise catholique de Chine est l’Eglise
patriotique puisque les catholiques en communion avec Rome n’ont pas la
possibilité de s’exprimer légalement en Chine. (apic/fds/bd)