Lyon: une église à la disposition de la Fraternité Saint Pierre (201289)
Lyon, 20décembre(APIC) La Fraternité Saint Pierre de Lyon pourra exercer
ses activités conformément à ses propres statuts approuvés par le SaintSiège chaque jour de 17h.30 à 19h.30 et chaque samedi de 8h.30 à 10 heures.
La paroisse lyonnaise de Saint Jean-Saint Georges, dont le statut canonique
n’est en rien modifié, met en effet l’église Saint Georges à la disposition
de la Fraternité, révèle un communiqué publié mercredi à Lyon.
Selon ce communiqué, les conversations engagées depuis plusieurs mois à
la demande du cardinal Albert Decourtray, archevêque de Lyon, entre la paroisse Saint Jean-Saint Georges et la Fraternité Saint Pierre, communauté
traditionaliste restée fidèle à Rome et qui a quitté la Fraternité Saint
Pie X après le schisme d’Ecône, viennent d’aboutir. Cette communauté compte
entre 100 et 120 fidèles.
Le texte précise en outre qu’un contrat précis en bonne et due forme a
été signé mercredi 20 décembre par le chanoine Marc Nantas, curé de la paroisse Saint Jean-Saint Georges, l’abbé Christian Laffargue, unique abbé de
la Fraternité Saint Pierre de Lyon, et le vicaire général Jacques Faivre,
archidiacre. Ce contrat sera effectif dès le 25 décembre et sera appliqué à
titre expérimental jusqu’à Noël 1991.
L’idée de l’arrangement qui a abouti à cet accord est dûe à Mgr Decourtray, fait-on remarquer à Lyon. Quant aux négociations, elles ont été menées par le Conseil paroissial lui-même, entouré de l’abbé Nantas, avec l’accord des paroissiens auxquels Mgr Decourtray s’était adressé. "Il ne s’agit
pas d’une ’cession’ mais d’un ’accueil’. On n’a pas ’donné’ d’une part ou
’obtenu’ de l’autre un lieu de culte. Mais on s’est entendu entre frères
dans la foi pour l’utilisation communue, à des heures différentes, d’une
église paroissiale. C’est la volonté de progresser dans la communion de
l’Eglise du Christ qui a présidé aux conversations et qui se traduit dans
cet accord signé à l’approche de Noël", conclut le communiqué.
L’Eglise Saint Georges ne célébrait plus qu’une seule messe par semaine,
le samedi. (apic/com/pr)