Lyon, 19février(APIC) Une vaste campagne de sensibilisation de l’opinion
publique à la question du baptême vient d’être lancée dans le diocèse de
Lyon au moment du carême par le service de Pastorale sacramentelle. Un
dépliant est actuellement distribué dans toutes les boîtes aux lettres. Il
s’ouvre pas ces mots du cardinal Albert Decourtray, archevêque de Lyon:
"J’aimerais vous parler du baptême", il est aussi un rappel de ce qu’est ce
sacrement, comment on peut le recevoir, et à quoi il engage. Un deuxième
dépliant, contenant les différentes propositions de l’Eglise, est réservé
aux parents qui viennent demander le baptême pour leur enfant.
Le service de Pastorale sacramentelle travaille depuis deux ans à cette
"opération baptême" qui a été demandée par l’archevêque de Lyon et son Conseil épiscopal. De nouvelles orientations pastorales pour le baptême des
enfants ont été promulguées en juillet 1988 par le diocèse. Constatant la
distance qui existe souvent entre la croyance religieuse de nombreux parents, et la foi chrétienne, le diocèse propose maintenant plusieurs chemins possibles vers le baptême. Dans son message intitulé "Mieux baptiser",
le cardinal Decourtray précise qu’il peut y avoir "une première cérémonie,
soit pour présenter et confier l’enfant à Dieu, soit pour le faire accueillir dans la grande famille des chrétiens".
Il s’agit alors d’une "mise en route immédiate vers un baptème ultérieur, que l’enfant demandera lui-même après un temps suffisant de catéchèse".
"Une cérémonie de baptême des tout petits qui prend appui sur la foi des
parents, et les engage à faire fructifier le baptême", peut aussi être proposée. Réservée aux enfants de moins de deux ans, cette cérémonie nécessitera une préparation plus longue des parents. L’Eglise, ajoute Mgr Decourtray, tient au baptême des tout petits. "Rien ne manifeste mieux que
Dieu aime ses enfants avant même qu’ils le sachent", précise-t-il.
L’archevêque de Lyon insiste en outre sur l’importance de la qualité du
dialogue qui doit "permettre aux parents de clarifier pour eux-mêmes leur
conviction, ce qu’ils désirent vivre, ce à quoi ils peuvent s’engager". Ce
dialogue doit déboucher sur un réel accord qui respecte à la fois la
croyance des parents, l’avenir de l’enfant et le sens du baptême. "Il ne
s’agit pas de refuser le baptême mais d’inviter à baptiser mieux", relèvet-il. Cette vaste opération de sensibilisation sera réévaluée d’ici trois
ans. Elle devrait aussi permettre aux chrétiens d’approfondir le sens de
leur baptême, et de stimuler leur engagement dans la cité et dans l’Eglise.
(apic/kw/pr)