Lugano, 26 septembre(APIC) "La transmission de la foi dans un monde divisé, injuste et irresponsable envers l’environnement, exige une spiritualité dans laquelle on voit Dieu non comme modèle monolytique et autoritaire, mais comme vie trinitaire d’amour et de communion". C’est une des phrase-clé du document final du Synode des laïcs sur "Clergé et peuple de Dieu"
qui a eu lieu du 23 au 25 septembre à Lugano. Le Synode qui était organisé
exclusivement par des laïcs a été conclu par une messe présidée par Mgr Eugenio Corecco, évêque du diocèse.
Dans son discours inaugural, le secrétaire du Synode, Alberto Bondolfi,
a mis l’accent sur la convivance dans l’Eglise qui soulève aujourd’hui des
questions critiques qui exigent une réflexion approfondie et neutre. Trois
questions ont été au centre de la réflexion de ce synode : la crise profonde de la fonction sacerdotale provoquée par une nouvelle vision de la
signification du ministère en général, le problème des mouvements et la
question de savoir ce que veut dire non seulement être laïc dans l’Eglise
et la société, mais simplement "être chrétien tout court". Prêtre ou laïc,
tous les services sont des dons gratuits reçus d’un Père qui fait des hommes des fères et des soeurs.
La résolution du Synode a été signée par les 12 personnalités laïques
présentes dont Fulvio Caccia, conseiller national démocrate-chrétien, tessinois et Gabriel Marc, président du Comité catholique contre la Faim et
pour le développement (CCFD) et de la Conférence européenne "Justice et
Paix". Cette résolution insiste sur le fait que la séparation entre peuple
de Dieu et clergé doit être dépassée. "La perspective ecclésiologique qu’il
faut promouvoir est celle du sacerdoce commun des fidèles, à l’intérieur
duquel se distingue, sans se séparer, le sacerdoce ministériel", a réclamé
le Synode des laïcs tessinois. (apic/eg/bd)