Lugano: Succès du congrès de l’Action catholique du Tessin (091089)
Lugano, 9octobre(APIC) "Je suis convaincu qu’aujourd’hui s’est levé au
milieu de nous un souffle de vent nouveau, plein d’espérance.... Nous, nous
ne pouvons diriger le cours du vent, mais nous pouvons orienter notre voile
d’après son souffle" : c’est par cette allusion à l’Esprit saint, qui souffle où il veut, que Mgr Eugenio Corecco, évêque de Lugano, a conclu dimanche 8 octobre le congrès de l’Action Catholique (AC) du Tessin. Quelque
1500 paricipants, dont 200 jeunes, ont ainsi répondu à l’invitation lancée
en avril dernier par l’évêque de Lugano. Ce Congrès avait pour but de revitaliser l’Action catholique, mouvement née dans les années 20, mais quelque
peu chancelant depuis 1960.
Une eucharistie concélébrée par plus de 100 prêtres a mis un terme à
cette manifestation couronnée de succès. Durant le congrès, plusieurs orateurs ont pris la parole, dont Marcello Bedeschi, président de l’AC italienne de Ancona-Osimo et Paola Mescoli-Davoli, présidente de l’AC de Reggio Emilia. Tous deux se sont exprimés sur l’expérience de l’Action Catholique en Italie et sur ce qui la caractérise: "Sa collaboration directe
avec la hiérarchie", surtout avec l’évêque diocésain et les prêtres.
Les rénovateurs de l’Action catholique au Tessin veulent s’inspirer des
structures de l’Action Catholique italienne, qui est basée sur groupes
d’âge - enfants, jeunes et adultes - et non plus selon une répartition
distincte entre hommes et femmes. L’important, a souligné à ce propos Paola
Mescoli, n’est cependant pas la structure, mais la vocation intérieure. Il
faut un oui à la vie de l’Eglise. A propos de l’importance qu’il convient
de donner à la jeunesse, elle relève que les enfants et les jeunes ne
devraient pas être objets de l’évangélisation mais les premiers apôtres du
message chrétien. Pour cela, a-t-elle ajouté, il faut former des animateurs
et animatrices. Quant au travail de l’AC, a-t-elle dit, il ne peut se réaliser qu’avec l’évêque et avant tout dans les paroisses.
Selon Mgr Corecco, cette étroite collaboration ne veut cependant pas dire que l’AC est préférée aux autres organisations laïques de l’Eglise et
elle ne peut prétendre à être une sorte d’organisation faîtière. Comme pour
les autres groupes de l’Eglise, pour elle aussi valent les 5 critères établis par la Conférence des évêques italiens, à savoir: primat de la vocation de chaque chrétien à la sainteté; responsabilité de confesser la foi
catholique; témoignage de communion; élan missionnaire; l’engagement à être
présent dans la société.
Plusieurs orateurs et oratrices ont souligné que ce Congrès représentait
un événement historique. Durant les trois ans de son épiscopat, Mgr Corecco
a constaté que la plupart des adultes qui participent encore régulièrement
aux célébrations liturgiques et aux différents événements qui marquent la
vie du diocèse proviennent en effet de l’Action Catholique. (apic/ra/pr/be)