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    à l’Institut académique de théologie

    Lugano: sida et morale chrétienne (270993)

    Moralistes et praticiens face à face

    Lugano, 27septembre(APIC) Sida et morale chrétienne. Ce sujet explosif a

    été choisi par l’Institut académique de théologie de Lugano pour un débat

    qui a réuni, samedi et dimanche, moralistes et praticiens qui oeuvrent auprès des toxicomanes.

    Un choc difficile pour les deux camps et à l’intérieur de ces deux

    camps. Les participants se sont se sont efforcés, pour cette première rencontre, de formuler ensemble les questions posées par le sida à la société

    et à l’Eglise. Dans une deuxième phase - et à la lumière de l’encyclique

    "Veritas Splendor" qui sortira officiellement le 5 octobre - ils ont abordé

    les réponses possibles.

    Parmi les participants figuraient - autour du recteur de l’Institut académique de théologie, Georges Chantraine et du secrétaire général Ernesto

    Volonté - les moralistes Leandro Rossi et Lino Ciccone, le professeur Antonio Spagnolo de l’Institut de bioéthique de l’Université catholique du Sacré-Coeur à Rome, le médecin Giovanni Fantacci, secrétaire de l’association

    SIDA-Information à Zurich. Parmi les praticiens, on notait la présence de

    de don Antonio Mazzi, fondateur d’"Exodus" en Italie, (26 communautés qui

    accueillent, de manière diversifiée, un millier de personnes atteintes de

    toxicomanie dans toute la péninsule), de Bruno Frediani, de Lucques et de

    Giuseppe Bassetti, de Reggio Emilia.

    Les questions abordées

    Les problèmes traités lors de cette rencontre sont ceux que l’on trouve

    à la une des journaux: Droit au mariage et à la procréaction des séropositifs et des malades du sida, y compris le droit à l’adoption, le droit au

    travail et à l’intégration sociale. Sans oublier la responsabilité de la

    société vis à vis des toxicomanes et des sidéens, et la tentation de l’exclusion sous toutes ses formes. Mais aussi l’existence d’une morale objective et d’une anthropologie adéquate pour aborder des situations dramatiques comme celle des malades du sida. Et l’attitude particulière de l’Eglise, dans une phase de nouvelle évangélisation des peuples qui requiert une

    morale qui ne soit pas détachée de cet effort. Autant de questions délicates qui ont été abordées dans une discussion franche et parfois très vive

    entre les participants.

    Comment regardons-nous les drogués?

    Dans son introduction, don Ernesto Volonté avait averti: "Nous entrons

    dans un sujet délicat et grave, un problème qui interpelle la théologie morale". Don Antonio Mazzi, lors de son intervention, s’est inspiré de la parabole du Bon Samaritain. "Lorsque nous sommes devant un toxicomane ou devant un sidéen quelle attitude avons-nous? Sommes-nous devant quelqu’un qui

    est à moitié vivant ou à moitié mort? L’Evangile, a poursuivi don Mazzi,

    risque de trouver quelque chose de positif devant quelqu’un qui va peutêtre mourir. Nous devons réussir à trouver, déjà lors de la première approche, quelque chose qui est particulièrement vivant dans l’homme. C’est la

    tâche de tout éducateur. Alors, quand nous voyons un drogué à terre, à quoi

    pensons-nous d’abord?"

    Une prochaine rencontre est prévue dans quelques mois. Pour tenter de

    donner des réponses précises à tant de questions difficiles. (apic/mb/ba)

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