"Idées directrices de l’école catholique"
Lucerne, 29octobre(APIC) La Conférence des institutions d’éducation et
des écoles catholiques de la Suisse (CECS), qui a tenu ses assises au Flueli-Ranft du 19 au 21 octobre dernier, a rassemblé quelque 80 directeurs,
préfets et professeurs de toute la Suisse sur le thème des valeurs dans les
écoles catholiques. A cette occasion ont été rendues publiques les nouvelles "Idées directrices de l’école catholique", rédigées par le P. Gilbert
Bugnon (GE) et Bruno Santini-Amgarten, Secrétaire de la CECS.
Les "Idées directrices" pronent l’ouverture tous azimuts et estiment que
les écoles catholiques se comprennent moins comme un substitut aux écoles
d’Etat que comme une alternative. Le système scolaire, estime la CECS, doit
être vu comme un ensemble comprenant le public et le privé, en complémentarité et en concurrence loyale. D’autre part, l’ouverture est non seulement
un facteur de succès, mais en fait la garantie du succès.
L’ancienne conseillère nationale valaisanne Gabrielle Nanchen, qui a
passé une partie de sa jeunesse à l’internat, a ouvert le débat sur l’école
chrétienne. Elle a relevé que les parents, même s’ils jettent un regard
critique sur leur période scolaire, envoient tout de même leurs enfants
dans ce circuit, parce qu’on y apprend à travailler dans un contexte cohérent. Elle a invité l’école catholique à tenir davantage compte des problèmes Nord-Sud. Plaidant pour un "nouvel humanisme chrétien", marqué par la
solidarité, le P. Othmar Eckert, directeur d’étude de la Roméro-Haus à Lucerne, s’est demandé comment le règlement de reconnaissance de la maturité,
orienté vers la culture occidentale, pouvait intégrer les cultures du
tiers-monde d’une manière convaincante.
Pour une école intégralement chrétienne
Directeur du Collège Papio d’Ascona, Don Giacomo Grampa a évoqué "quatre
dimensions pour rendre présent le Christ dans nos écoles" : la dimension
globale, dynamique, réaliste et évangélique (...) "La condition préalable
pour qu’il y ait des valeurs nouvelles dans l’école catholique est celle-là
seule, a-t-il poursuivi : qu’elle soit vraiment, réellement et intégralement chrétienne. Chrétienne, et non pas cléricale ou religieuse, "laïcale
ou sacrale", progressiste ou conservatrice, nouvelle ou vieille, pré- ou
post-conciliaire; tout simplement chrétienne, c’est-à-dire enracinée dans
le Christ, selon l’enseignement de l’apôtre Paul". (apic/bs/be)