Lucerne, 10décembre(APIC) Un convoi alimentaire de Caritas Suisse est
parti de Lucerne lundi après-midi en direction de l’Union soviétique. Le
camion-remorque transporte 20 tonnes d’aliments pour bébés. L’aide est destinée en priorité à l’Ukraine, mais une partie sera également livrée à des
enfants en Biélorussie. Une délégation des Oeuvres suisses d’entraide Caritas et Entraide protestante (EPER) réceptionnera le camion sur place. Ce
dernier devrait arriver à Kiev jeudi.
Il s’agit de la première aide alimentaire pour l’Union soviétique qui a
quitté la Suisse, depuis la centrale de Caritas. L’oeuvre d’entraide répond
ainsi à un appel urgent de la Caritas d’Ukraine, récemment fondée.
En remplacement du lait maternel irradié
En Ukraine, en particulier dans la région de Kiev, la situation est doublement grave. D’une part, comme dans beaucoup d’autres régions de l’Union
soviétique, le manque d’aliments est évident. D’autre part, la population
souffre encore des conséquences de l’accident nucléaire de Tchernobyl. La
proximité géographique du sinistre affecte gravement les gens de la région.
Les plus sensibles à la contamination nucléaire sont les petits enfants.
Beaucoup d’entre eux ne supportent ni le lait maternel irradié, ni les produits alimentaires locaux. L’aide alimentaire de Caritas Suisse - 20 tonnes
de lait en poudre et d’aliments pour bébés- va être distribuée dans les hôpitaux.
Délégation suisse sur place
Le camion se rend en Union soviétique via la Pologne (Przemysl) et desservira Kiev. Une délégation de collaborateurs de Caritas Suisse et de
l’EPER s’est rendue sur place la semaine dernière. Elle accueillera le convoi alimentaire à Kiev et asssurera la distribution des marchandises.
Cette délégation oecuménique de Suisse a une deuxième mission à accomplir: elle évaluera sur place les besoins en Ukraine et en Biélorussie et
assurera le bon fonctionnement des canaux de distribution. Ce travail de
reconnaissance s’effectuera en collaboratrion avec les Eglises locales et
la Caritas d’Ukraine. Ce convoi d’aide alimentaire constitue donc également
une mission de reconnaissance. Une fois que l’on aura déterminé les besoins
précis sur place, d’autres envois de biens de première nécessité pourront
prendre le chemin de l’URSS. (apic/com/ds/ba)