Lucerne: assemblée générale de Caritas Suisse: (010589)
Lucerne, 1ermai(APIC) Caritas Suisse a donné sa conférence de presse annuelle à Lucerne lundi 1er mai 1989. Caritas, par la voix de son directeur
Fridolin Kissling, a informé l’assistance sur les priorités de l’oeuvre
d’entre aide après avoir présenté le rapport annuel et le bilan 1988. Par
sa politique et sa pratique en matière d’asile, par ses récentes "Dispositions de fin de vie" et la reconstruction en Arménie, la Caritas Suisse
veut Lucerne: assemblée générale de Caritas Suisse: (010589).
En présence de Peter Arbenz, délégué aux réfugiés et invité pour l’occasion, le directeur Fridolin Kissling a rappelé quelques thèmes importants
qui ont marqué l’année écoulée. Il a cité les effets positifs de la détente
entre l’Est et l’Ouest; la terrible série de catastrophes à l’étranger;
ainsi que la polarisation croissante de la société autour de certaines questions. Selon Fridolin Kissling, le dégel au sein de la communauté internationale a créé un certain climat d’entente et de collaboration, et ouvre
ainsi à Caritas de nouvelles possibilités d’aide. C’est le cas en particulier dans la République soviétique d’Arménie ou Caritas participe actuellement à la construction de dispensaires, d’un hôpital ainsi que d’une clinique pour enfants, a-t-il relevé.
S’agissant du bilan financier 1988 de Caritas Suisse, il se clôt avec un
montant global de 65,9 millions de francs. Les dons reçus s’élèvent à 37,9
millions de francs. Le résultats des dons ne tient pas compte des contributions à Caritas de la Confédération pour les projets d’aide à l’étranger (4
millions de francs) ni de l’aide en nature.
Ne pas confondre dons et transactions
Le montant global de 65,9 millions de francs atteint en 1988 (60 millions en 1987) ne représente de loin pas que des dons. Sont également inclus dans ce chiffre, toutes les contributions résultant d’arrangements
contractuels, les remboursements de la Confédération et des cantons pour le
travail en faveur des requérants d’asile (14,9 millions de francs) et pour
l’aide aux réfugiés (3,3 millions de francs), les contributions à transmettre à des tiers, ainsi que les résultats des activités du magasin Fairness. Par ailleurs, ce montant ne tient pas compte des 9 millions de francs
que la Chaîne du Bonheur a mis à la disposition à titre de prêts, de
différentes communes touchées par les intempéries de 1987, et qu’elle a
confié à Caritas pour sa gestion.
Au cours de l’année écoulée, le département Aide à l’étranger de Caritas
Suisse a soutenu quelque 250 projets pour un montant global de 19 millions
de francs: secours d’urgence, aide sociale et collaboration au développement. Le département Aide sociale en Suisse a engagé environ 3 millions de
francs pour des familles et personnes individuelles en détresse, pour
l’élaboration de documents de fond ainsi que pour le travail d’information.
L’aide en région de montagne en Suisse atteint un montant de 11,6 millions
de francs, et l’aide aux réfugiés, qui inclut également l’accompagnement de
requérants d’asile mandaté par la Confédération établit son bilan à 19,2
millions de francs.
Réduire les tensions
Abordant la question des requérants d’asile, Caritas Suisse déclare ne
pas avoir seulement beaucoup investi au niveau financier au cours de l’année écoulée. Elle dirige en effet 15 centres d’accueil provisoires tout en
étudiant d’autres possibilités de logement pour les requérants d’asile.
Toujours à propos de la politique d’asile de la Suisse, l’oeuvre d’entraide
a développé un nouveau document intitulé: "Jalons pour une nouvelle politique d’asile". Ce document fait suite en quelque sorte aux résultats du forum national sur l’asile que Caritas avait mis sur pied en septembre 1988.
Ainsi que l’a fait remarquer son directeur dans le rapport annuel, Caritas entend par là atténuer la polarisation croissante parmi la société
suisse sur les questions d’asile et contribuer à désamorcer les fronts. "Il
s’agit là d’une des tâches les plus chères à Caritas, c’est-dire, créer des
ponts entre les fronts, entre pauvres et riches, entre Nord et Sud, de sorte que les personnes repoussées à la marge de la société bénéficient enfin
de la chance qui leur revient" a conclut Caritas. (apic/pe)