Lucerne, 9octobre(APIC) La nouvelle pauvreté de plus en plus répandue en
s’oriente essentiellement sur une image de la femme et de la famille ne
correspondant plus tout à fait à la réalité actuelle. La Ligue suisse des
femmes catholiques (LSFC), la Communauté de femmes et mères de Suisse
(CFMS) et Caritas suisse entendent relancer le débat sur la famille en la
plaçant dans le contexte de la politique sociale.
"Dépassée par la réalité, la politique familiale renforce la pauvreté au
féminin". C’est ainsi que les trois associations présentent la "gravité des
conséquences", notemment pour les femmes et les enfants, d’une politique
fondée sur une image de la famille qui ne correpond pas tout à fait à la
réalité actuelle. Elles constatent que de profonds changements sont intervenus au sein des structures familiales et de la répartition traditionelle
des rôles entre hommes et femmes. Or cette mutation exige d’urgentes modifications sur le plan socio-politique.
"Au lieu de déplorer la crise de la famille, il s’agit de reconnaître la
diversité de ses structures et d’en tirer les conséquences politiques"; tel
est le but visé par les trois associations. En vue de l’"année de la famille" proclamée par l’ONU pour 1994, elles ont élaboré un document de discussion présenté lors de la Conférence des ministres européens chargés de politique familiale, qui s’est tenue ces jours-ci à Lucerne. Le but de ce document n’est pas de redéfinir la famille, mais de mettre en évidence la diversité des structures familiales qui caractérisent notre époque.
Les revendications présentées par les trois associations suisses portent
moins directement sur les familles que sur les conditions-cadre qui l’entourent et l’influencent. La modification des structures sociales doit
avant tout viser à mieux satisfaire les besoins des familles monoparentales. D’autre part un des objectifs essentiels consiste à surmonter la répartition sexiste du travail. Ainsi les objectifs visés par les trois institutions sont entre autre l’instauration de l’assurance-maternité au plan
politique; le versement d’allocations familiales plus généreuse à la personne qui s’occupe effectivement des enfants; une législation plus favorable aux famille avec enfants et l’assouplissement des horaires de travail
ainsi que la création de plus d’emploi à temps partiel. (apic/com/ap)