Lucerne, 15novembre(APIC) Après les bombes et l’exode, les Kurdes ira-
l’Entraide protestante (EPER) soutiennent 5’000 familles isolées dans les
montagnes du nord de l’Irak afin de leur permettre de survivre à l’hiver
qui s’annonce meurtrier.
Au début de cette année, un million et demi de réfugiés kurdes s’étaient
massés à la frontière turque et iranienne. La plupart ont pris le chemin du
retour au cours de l’été, et beaucoup sont retournés s’installer dans leur
village. Mais ils manquent de tout: vivres, vêtements, médicaments... Ils
n’ont pas même un toit sur la tête, "l’armée irakienne ayant systématiquement rayé de la carte 4’000 villages et bourgades kurdes", affirme Caritas.
"Le plus urgent est d’aider ces gens à survivre jusqu’au printemps", explique Peter Zihlmann. Collaborateur de Caritas suisse chargé du programme
d’aide aux Kurdes, il est récemment revenu d’une mission sur le terrain.
Sur place, Caritas soutient avec le concours de l’EPER un programme qui
vise deux objectifs immédiats: construire des maisons et distribuer des secours d’urgence. Cette action couvre trois zones: celle de Barwari Zheri,
au nord-ouest de l’Irak, ainsi que les vallées de Balisan et de Barzan,
dans le nord-est.
Le projet a démarré en août dernier. Malgré toutes les incertitudes qui
planent sur leur avenir, les Kurdes se sont mis à l’ouvrage. L’hiver approchant, le projet a pris forme, passant de 500 à 2’500 familles, soit 20’000
personnes au total. "Ce succès est avant tout l’oeuvre de nos partenaires
locaux", note le collaborateur de Caritas. C’est-à-dire les villageois euxmême et l’organisation de reconstruction du Kurdistan.