Louvain-la-Neuve : 240 étudiants en théologie en 88-89 (040789)
Louvain-la-Neuve, 4juillet(APIC/CIP) 240 étudiants ont fréquenté, en
1988-89, les cours donnés à la Faculté de Théologie et de Droit Canon de
l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (U.C.L.) en Belgique. Plusieurs
points positifs, mais aussi la préoccupation posée par la tension entre
théologiens et magistère, ont été évoqués lors de la séance de clôture de
l’année académique.
Le professeur Roger Gryson, doyen de la Faculté de théologie, a évoqué
la relation entre les théologiens et le magistère de l’Eglise. "C’est un
problème qui s’est posé à toutes les époques de l’histoire de l’Eglise", at-il rappelé. Puis il a précisé : "La tension entre théologiens et magistère est nécessaire et féconde, à la condition qu’elle se passe dans la
confiance et le respect mutuels. Nous affirmons clairement notre respect
pour les évêques, mais nous ne comprendrions pas qu’ils nous marchandent
leur confiance. Nous ne renoncerons pas à la liberté de recherche et de parole".
Le doyen a également rappelé que la théologie et l’enseignement de la
religion étaient un "service de la Parole de Dieu". Puis il a épinglé plusieurs réalités positives à inscrire au bilan de cette année. A commencer
par l’attribution de la chaire Francqui au professeur Walter Kasper, nommé
quelques mois plus tard évêque de Stuttgart. Le doyen de la Faculté s’est
également réjoui des réflexions qui y ont été entamées sur les orientations
de cette Faculté, et qui font l’objet d’un plan directeur pour les années
1990-95. Parmi les premières conclusions qui s’en dégagent figure le réaménagement de l’initiation aux langues latine, grecque et hébraïque.
Des hommes libres et solidaires
Le professeur Pierre Macq, recteur de l’Université, a insisté, quant à
lui, sur l’importance d’être "des hommes libres et debout", attentifs à la
merveille et à la complexité du monde, cultivant leur appartenance à
l’Europe.
Passant en revue différentes possibilités d’insertion dans la société au
terme d’un cycle d’études universitaires, le recteur de l’U.C.L. a d’abord
cité : "Ignorer son prochain et vivre dans un cocon", et finalement "être
une fourmi, programmée par d’autres et exécutant le programme que d’autres
ont décidé". Deuxième voie possible : "Participer à la détérioration de
l’environnement".
Se référant à Saint-Exupéry, le professeur Macq a privilégié une
troisième voie, celle de la "collaboration, de la solidarité et de
l’amour". "Il s’agit, a-t-il dit, de s’efforcer de conjuguer le ’je’ de
l’homme libre et adulte avec le nous". (apic/cip/bd)