Le recteur de l’Université catholique s’explique
Louvain, 12janvier(APIC/CIP) L’Université catholique de Louvain (UCL)
poursuivra ses travaux en matière de fécondation in vitro, a affirmé lundi
à la radio belge le recteur de l’UCL, Pierre Macq, qui a participé, samedi,
au Vatican, à une rencontre entre responsables du Vatican et dirigeants des
quatre universités catholiques qui pratiquent cette forme de procréation
assistée, condamnée par le Saint-Siège.
"Nous continuons notre travail, nous le faisons avec beaucoup de prudence, avec qualité" a précisé M. Macq. Le recteur a ajouté que la rencontre,
samedi, avec les cardinaux William Baum, préfet de la Congrégation pour
l’Education catholique, et Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour
la Doctrine de la Foi n’allait pas modifier le travail des chercheurs de
l’UCL, qui, devint en 1984, la première université catholique à pratiquer
la fécondation in vitro (FIV).
Interrogé sur le fait de savoir si la poursuite de la FIV ne mettait pas
les universités catholiques en porte-à-faux avec la doctrine de l’Eglise,
M. Macq a affirmé que l’ensemble du document "Donum Vitae" "était bon".
"Mais sur ce point-là, il n’y a pas accord. Donc nous sommes décidés à nous
rencontrer à nouveau", a précisé le recteur.
M. Macq a par ailleurs affirmé que la rencontre au Vatican avait eu lieu
à la demande des responsables des quatre universités catholiques pratiquant
la FIV (UCL, KUL, Lille et Nimègue).
M. Macq a d’autre part indiqué que l’UCL avait entouré de nombreuses
précautions ses travaux en matière de FIV. "Depuis 1984, nous avons commencé ce travail avec des chercheurs de très haut niveau. Dès le départ,
nous nous sommes entourés du conseil d’un centre bio-médical, qui a été
fondé d’ailleurs avec des moralistes, des philosophes, des théologiens et
des médecins." Le recteur a encore déclaré "nous ne faisons pas n’importe
quoi, parce que nous connaissons les dangers de la science et de la science
à outrance". (apic/cip/bd)