Leuven, 10mai(APIC/CIP) Le droit ecclésiastique est-il toujours considéré
comme une discipline universitaire ou l’intention du rectorat est-elle de
rabaisser la formation des canonistes "au niveau de l’école primaire" ? La
question est posée dans une lettre ouverte adressée au rectorat et au pouvoir organisateur de la K.U.Leuven (Université catholique de Leuven). Fait
exceptionnel : il s’agit d’une démarche qui réunit tant les professeurs que
les étudiants de la Faculté de Droit Canonique, la plus petite de l’Université catholique flamande.
Un récent numéro de la revue "Veto", publiée par les étudiants de la
faculté, avait déjà laissé apparaître l’exaspération des canonistes de
Leuven, dans un article en flamand intitulé : les canonistes sont furieux.
Les étudiants s’y plaignent que leur faculté est, au sein de la K.U.
Leuven, la seule à ne pas disposer de personnel scientifique, situation
intenable dans le cas d’une faculté qui doit tabler avant tout sur la
recherche. Des promesses ont bien été faites par les autorités académiques
il y a deux ans, mais elles n’ont toujors pas été tenues, déplorait la
revue, les facultés "les plus riches" n’étant pas prêtes à sacrifier des
mandats dont elles jouissent.
La Faculté de Droit Canonique est fréquentée par 54 étudiants, encadrés
par deux professeurs et trois enseignants part-time. Ces derniers doivent
se consacrer non seulement à beaucoup trop de disciplines, mais à une
recherche fondamentale de plus en plus importante, suite, notamment, à la
publication du nouveau Code de droit canonique de 1983. Les signataires de
la lettre adressée au rectorat insistent sur l’intérêt soulevé par bien des
questions abordées à la suite de la promulgation du nouveau Code, comme en
témoigne le succès des colloques organisés ces dernières années par la
faculté.
Les signataires rappellent enfin la renommée scientifique de Louvain
comme centre d’études canoniques et le rayonnement international de l’Université. (apic/cip/bd)