Louvain : au Collège pour l’Amérique latine, (010289)
Louvain, 1erfévrier(APIC) Le cours intensif de formation missionnaire,
organisé chaque année au Collège pour l’Amérique Latine (COPAL) à Louvain,
prendra fin le 3 février. Mais dès le mercredi 1er février, 46 participants
seront appelés par leur nom et pays de destination à s’avancer, au cours de
l’eucharistie, et à marquer ainsi leur engagement.
Il sont étudié l’espagnol ou le portugais durant quatre mois. Ils ont
aussi exploré la réalité latino-américaine selon la méthode "voir-jugeragir". Ils ont rencontré des hôtes latino-américains et des missionnaires
en congé. "Ils vont être dispersés aux quatre coins de l’Amérique latine,
explique le Père Jean-Pierre Van Schoote, président du COPAL. Il y en aura
au Brésil, au Pérou, en Equateur, en Bolivie, au Chili, en Argentine, au
Honduras. Nulle part la situation ne sera confortable. Mais ceux et celles
qui ont la chance d’être appelés à travailler avec les pauvres à la construction d’un monde meilleur, d’une société plus juste, ne sont pas de
ceux qui recherchent leurs aises".
"Il y a quelque chose d’émouvant, ajoute le Père Schoote, à voir ces
hommes et ces femmes (qui ne sont plus si jeunes, pour la plupart, puisque
la moyenne d’âge est d’environ quarante ans), s’engager avec enthousiasme
dans une mission difficile. Inutile de le cacher : même s’il ne faut rien
exagérer, il faut oser dire que la mission en Amérique latine comporte des
risques. Mais le chrétien, qui se sait envoyé pour annoncer l’Evangile, n’a
rien à craindre. Rien ne le séparera de Jésus, ni de ses frères et soeurs
dont il partage les difficultés. le cours de quatre mois qui s’achève a
posé les fondements d’une solide spiritualité missionnaire".
La formation donnée à Louvain est pensée en concertation avec les
formations analogues données dans deux autres villes d’Europe : à Vérone
pour les Italiens, à Madrid pour les Espagnols, Louvain se chargeant du
reste de l’Europe. Cette année, le COPAL a même accueilli 4 Indiennes. On
en attend d’autres à l’avenir.
L’ambiance internationale qui règne au COPAL est un atout : quatre mois
de confrontation entre cultures, rien de tel pour assumer le choc que chacun éprouvera à son arrivée en Amérique latine. Chaque année, les responsables de Madrid, Vérone et Louvain se réunissent pour comparer leurs
méthodes et leurs résultats. Des contacts sont noués aussi à un niveau
supérieur : avec des responsables de l’Eglise en Amérique latine, notamment
avec le Conseil Episcopal Latino-Américain, ainsi qu’avec la Commission
pontificale pour l’Amérique latine.
Etre missionnaire en Amérique latine, cela ne s’improvise pas. Ceux qui
ont suivi la formation au COPAL en 88/89 le reconnaissent tous : "Indispensable!" (apic/cip/bd)