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    Le refus des religions de servir de paravent à la violence et à la guerre

    Lourdes: importante rencontre interreligieuse et déclaration commune

    Lourdes, 15novembre(APIC) "Nous refusons que les religions puissent encore servir de paravent, d’habillage idéologique à la violence, à la guerre.

    Et pour toutes les fautes, violences ou guerres commises en leur nom, nous

    demandons pardon", déclarent les responsables religieux (chrétiens, juif,

    musulman et bouddhiste, au terme de la rencontre interreligieuse tenue lundi à Lourdes et organisée à l’initiative de l’Eglise catholique pour marquer le séjour en France du Dalaï Lama. Selon eux, la paix ne pourra se

    construire que dans "la reconnaissance, le respect et l’estime des uns et

    des autres, de chaque peuple, de chaque homme, dans sa différence".

    Dans une déclaration commune signée du Dalaï Lama, du recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, du président de la Conférence des évêques

    de France, Mgr Joseph Duval, de Georges Haïk, Grand rabbin de Toulouse, du

    président du Comité interépiscopal orthodoxe en France, Mgr Jérémie, du

    pasteur Jacques Stewart, président de la Fédération protestante de France

    et du Grand patriarche du Cambodge, Samdech Sang Bour Kry, les dignitaires

    religieux rappellent qu’il est possible de "trouver dans les religions,

    dans les exigences de vérité, de justice et d’amour qui les inspirent,

    l’appel le plus urgent à travailler ensemble à l’édification d’une paix

    véritable et plus juste pour tous".

    "Bien plus, soulignent-ils, nous croyons qu’elles (les religions) doivent toujours en redécouvrir l’urgence morale dans la manière qui leur est

    propre de prier ou de pratiquer. Car pour nous croyants, c’est dans la pratique sincère de notre propre foi que se renouvellent les consciences, en

    élevant toujours plus haut les valeurs spirituelles communes de respect des

    droits de l’homme et de dignité de la personne humaine".

    Par notre démarche commune, relèvent les signataires, nous voulons rappeler à un monde meurtri par tant de conflits, d’injustices et de haine,

    l’absolue nécessité d’un respect mutuel et d’un dialogue fraternel, et rejoindre, dans la diversité de nos convictions religieuses et de nos prières, les supplications et les efforts de millions d’hommes et de femmes en

    quête de justice, de tolérance et de paix, partout dans le monde".

    Cette rencontre, expliquent-ils encore, n’est pas le fruit d’un oecuménisme qui donnerait à penser qu’"il existe entre nous tous une unité de

    foi, la possibilité d’un langage commun de prière". Elle n’est pas non plus

    le fruit d’"un accord religieux minimum, consenti à moindre frais, pour répondre aux aspirations de tant d’hommes en quête d’unité". Cette rencontre

    répond en revanche "à la nécessité de la connaissance et de l’appréciation

    mutuelles dans le respect et l’amitié, ainsi qu’à notre souci commun de

    contribuer à l’établissement de la paix et de la solidarité dans le monde".

    (apic/com/pr)

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