L’idée d’un synode européen de "l’Atlantique à l’Oural" fait son chemin
Lourdes, 30octobre(APIC) Le cardinal Albert Decourtray, président de la
Conférence épiscopale française, a mis un terme lundi 30 octobre à l’assemblée plénière des évêques de France. Assemblée qualifiée par ce dernier de
l’une des plus sereines jamais connues. Ce qui n’a pas empêché nombre
d’évêques d’ affirmé que les débats abordés depuis le 27 octobre n’avaient
rien eu de passionnant.
L’actualité de cette fin d’octobre ne soulevait du reste guère de vagues, mis à part la question du voile islamique, et les sujets abordés par
les évêques - exposés complets et organiques de la foi; Europe; paroisses;
mise en place du conseil de la solidarité -. Ils ont cependant permis à
l’assemblée, selon le mot du cardinal Decourtray, de faire "une fois encore
l’expérience de sa cohésion, de sa communion dans la même foi catholique et
la même charge apostolique".
Force est toutefois de reconnaître que la sérénité ne suffisait pas à
masquer un certain ennui: dans les couloirs de la salle de conférence, nombre d’évêques n’ont pas hésité à affirmer que les débats n’avaient rien de
passionnant et qu’ils en profitaient pour éponger le courrier en retard...
De l’avis unanime, les moments les plus intéressants ont été ceux consacrés
à l’Europe: les exposés, le vendredi 27 octobre, de M. Jacques Delors, président de la commission des communautés européennes, et de Mgr Gérard Defois, recteur de l’Université catholique de Lyon, et les échanges sur l’Europe qui, lundi matin 30 octobre, précédèrent le discours de clôture du
cardinal Decourtray.
On a ainsi appris - à la suite d’une intervention de Mgr Guy Deroubaix,
évêque de Saint-Denis, qui affirmait que "l’Europe chrétienne a un passé;
l’Eglise en Europe a besoin d’un avenir" - que l’idée d’un synode européen,
"de l’Atlantique à l’Oural", faisait son chemin. Ou encore que, il y a
quelques années, Mgr Jean Vilnet, alors président de la Conférence épiscopale française, avait signé avec son homologue Allemand, le cardinal Hoffner, un texte par lequel les deux Conférences s’engageaient, si des intentions belliqueuses survenaient entre les deux pays, à s’y opposer par tous
les moyens. (apic/mjh/pr)