"Pour l’avenir de l’école catholique"
Lourdes, 30octobre(APIC) Les évêques réunis à Lourdes en assemblée plénière se sont penchés mercredi sur le dossier de l’enseignement catholique.
"Non pas pour voter des statuts mais pour en débattre", a précisé Mgr Bernard Panafieu, archevêque d’Aix-en-Provence. "Nous entrons dans un temps
d’approfondissement, dont l’achèvement se situera au printemps prochain,
lors de l’assemblée plénière extraordinaire des 13 et 14 mai 1992".
C’est alors que les statuts recevront leur forme définitive. Les
évêques ont donc décidé de repousser le vote sur les nouveaux statuts de
l’enseignement catholique, à cause, certes, de "l’ampleur considérable" du
dossier, mais également, semble-t-il, de divergences d’analyses.
Un débat qui s’est déroulé autour de 3 axes: la problématique du rapport
entre l’institution chrétienne et la vie associative; la mission pastorale
de l’évêque dans l’enseignement catholique diocésain et enfin, le service
de la tutelle. "Restent certains points à approfondir", a déclaré Mgr Panafieu: le rôle de l’évêque et surtout son rapport au Directeur diocésain;
les relations avec l’Académie suite à la loi de décentralisation; la répartition des tâches entre le "professionnel" et l’ecclésial.
"Dans l’esprit du texte de l’encyclique ’Christifideles laici`,
l’enseignement catholique se pose la question de la mission de baptisés
dans le dispositif pastoral de l’Eglise, à travers l’exercice d’une
fonction de caractère professionnel". Reconnaissant la place essentielle de
l’enseignement catholique dans la vie nationale comme dans la vie
ecclésiale, les évêques ont décidé de se laisser le temps de la réflexion.
"Les statuts n’étant que la face visible d’un débat plus profond", a
précisé Mgr Panafieu.
Un message de confiance
A l’issue du débat les évêques ont adressé un message de confiance aux
membres de l’enseignement catholique. Ils y disent leur confiance mais aussi leur espérance tout en "appréciant les dispositions nouvelles de l’Education nationale qui cherchent à placer chaque jeunes au centre du système
éducatif". Ils ont appelé les jeunes à une prise de responsabilité dans le
processus de leur propre formation. L’école doit les aider à acquérir les
qualifications professionnelles en même temps que les aider à "grandir dans
leur vocation de baptisés". Pour les non-baptisés, elles doit leur "permettre de recevoir une lumière pour leur vie". Les parents sont de leur côté
appelés à devenir des partenaires actifs par le biais des associations. Le
document rappelle aux enseignants qu’ils ont un rôle à jouer dans l’acquisition d’une culture chrétienne. (apic/ecl/ap/be)