Lourdes: Assemblée des évêques de France (011192)
Lourdes, 1ernovembre(APIC) La famille a été l’un des deux thèmes de l’Assemblé plénière des évêques de France qui s’est achevée samedi à Lourdes. A
l’issue des discussions, les évêques ont voté deux textes, le premier sur
la famille, le second sur la bioéthique. Ils y redisent la confiance dans
la famille comme cellule de base de la société et l’absolue dignité de
l’embryon humain.
La famille demeure, pour beaucoup de chrétiens et de non chrétiens, "le
foyer où l’on souhaite trouver la chaleur de l’affection , la sécurité du
don mutuel, la joie de vivre ensemble et de donner la vie." Les évêques
constatent certes que si certains vivent cette réalité, pour beaucoup d’autres elle demeure un rêve. Mais même si les conditions économiques, l’inconfort de l’habitat, l’incertitude du lendemain, rendent difficile une vie
familiale paisible, de nombreux foyers traversent le temps dans l’unité, la
fidélité et le bonheur. Leur témoignage montre "par quel chemin, au prix de
quels efforts, à travers quelle patience et quel pardon se construit et
progresse la famille", expliquent les évêques.
"La parole de l’Eglise est trop souvent entendue comme un reproche et
une condamnation". Mais l’Eglise "ne veut dire que les appels et les exigences de l’Evangile". Si l’Evangile rapporte les paroles du Christ à propos de l’indissolubilité du mariage, il dit aussi que pour la femme adultère et pour la Samaritaine, Jésus ouvre les portes de l’espérance et du pardon. En conclusion, les évêques rappellent que par la grâce du sacrement du
mariage, la famille devient "un signe où Dieu se révèle comme amour".
Déclaration sur les lois biomédicales
Alors que le parlement français s’apprête à examiner des projets de loi
visant à accroître les pouvoirs médicaux dans le domaine des prèlévements
d’organes, des greffes, de la procréation médicalement assistée et du diagnostic prénatal, les évêques de France tiennent à rappeler la gravité des
enjeux et la nécessité d’assurer le respect de la personne humaine et de la
famille.
A propos des greffes d’organes, les évêques soulignent que "cette pratique prend toute sa valeur dans la solidarité humaine d’un don librement
consenti".
L’embryon humain a droit au respect et ne saurait être objet de commerce. Dans le domaine de la procréation médicalement assisté, deux principes
de base sont à respecter, estiment les évêques: "le respect de la vie et de
la santé de l’embryon" et "le respect des relations humaines fondatrices
qui président à la gestation et à la naissance". C’est pourquoi la production d’embryons surnuméraires, la création de réserves d’embryons congelés,
les expérimentations sur l’embryon sans bénéfice pour sa santé et la cession d’embryons ne sont pas admissibles, disent les évêques.
Le diagnostic prénatal n’est pas acceptable s’"il est utilisé non dans
le but de guérir, mais dans le but d’éliminer physiquement les enfants à
naître porteurs de maladies ou de handicaps". Les évêques demandent pour
les femmes et les couples engagés dans ce diagnostic "le droit d’être informés de façon précise et de disposer d’un accompagnement humain pour affronter les situations éprouvantes auxquelles ce diagnostic peut les conduire". (apic/ecl/mp)