Londres, 25juillet(APIC) C’est Mgr George Carey, 55 ans, qui a été désigné le 25 juillet comme 103e archevêque anglican de Cantorbéry et primat de
toute l’Angleterre. Il succédera le 31 janvier à Mgr Robert Runcie, qui
avait annoncé il y a quatre mois son intention de se retirer à cette date.
Né à Londres en 1935, George Carey est actuellement évêque de Bath et
Wells, dans l’ouest du pays. Marié et père de quatre enfants (deux garçons
et deux filles), il a été ordonné prêtre en 1963. Il a exercé son ministère
dans la banlieue de Londres, à Irlington, puis en région rurale, à Durham.
En 1982, il a été nommé recteur d’un séminaire, le Collège théologique de
Bristol, avant d’être appelé à une responsabilité épiscopale.
Selon les règles en usage dans l’Eglise anglicane, le 103e archevêque de
Cantorbéry a été choisi par la reine Elisabeth d’Angleterre, sur recommandation de son Premier ministre Margaret Thatcher, qui s’était vu proposer
deux noms par une Commission royale de nomination. Cette Commission était
composée de neuf personnes: deux évêques, six membres du Synode de l’Eglise
anglicane et un laïc nommé par le Premier ministre.
Le nom de Mgr Carey ne figurait pas parmi les cinq ou six noms les plus
régulièrement avancés depuis que Mgr Runcie avait annoncé son intention de
démissionner avant même d’atteindre ses 70 ans, qu’il fêtera le 2 octobre
1991. Les premières réactions en Angleterre sont donc celles de la surprise. Mais il est trop tôt pour dire si Mgr Carey, qui passe pour assez conservateur à côté de Mgr Runcie, poursuivra dans la ligne d’ouverture qui
était celle du primat de l’Eglise anglicane depuis 10 ans, c’est-à- dire
depuis l’arrivée du Dr Runcie à Cantorbéry.
Originaire de Liverpool, Mgr Runcie a été ordonné prêtre en 1950, puis a
longtemps dirigé un Collège théologique, avant de devenir évêque de St Albans en 1970 et d’être nommé archevêque de Cantorbéry en 1980. L’actuel
primat de l’Eglise anglicane a beaucoup oeuvré pour le rapprochement entre
la Communauté anglicane et l’Eglise catholique. Il lui a fallu cependant
beaucoup de diplomatie pour éviter un schisme au sein de sa propre Eglise à
propos de l’ordination des femmes, une des questions les plus controversées
et sur laquelle la Conférence de Lambeth, qui réunit tous les dix ans les
évêques et les principaux responsables de la Communion anglicane à travers
le monde, n’a pas pris une position tranchée en 1988 pour respecter les
sensibilités diverses des 70 millions de fidèles qui se rattachent à cette
Eglise. (apic/cip/cor)