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    les carences de la législation sociale dans la construction européenne

    Londres: 14 mouvements de travailleurs chrétiens dénoncent (210590)

    Londres, 21mai(APIC) L’Europe sociale "n’existe pas" et la Charte sociale

    "n’est en fait qu’un exercice de symbolique politique destiné à masquer les

    carences de la législation en faveur des travailleurs". C’est la constatation faite par les cinquante délégués de quatorze mouvements ouvriers d’Europe affiliés au Mouvement Mondial des travailleurs Chrétiens (MMTC), réunis à Londres du 16 au 20 mai.

    Dès son origine, le projet européen a consisté uniquement à faciliter la

    libre circulation des biens et des capitaux, soulignent les participants,

    pour qui "le Marché Unique de 1992 poursuit cette logique par un renforcement du libéralisme économique". Pour les délégués présents à Londres, une

    Europe sociale ne se construira que par le renforcement de la protection

    sociale des travailleurs et des citoyens dans chacun des pays de la Communauté. Une coordination plus forte des syndicats au niveau européen est également indispensable, ainsi qu’un pouvoir législatif accordé au Parlement

    européen. Comme est nécessaire une pression des travailleurs sur leurs gouvernements.

    Précarité accrue du travail dans la Communauté et dans le tiers monde

    Les participants ont constaté que la Communauté Européenne contribue à

    une concentration des pouvoirs et à la lutte engagée pour assurer au Nord

    le leadership qui lui permette de participer au contrôle de la direction du

    monde. Cette politique, estiment-ils, entraîne un accroissement de la précarité du travail tant dans la Communauté elle-même que dans les autres

    pays, particulièrement ceux du tiers monde.

    Les délégués ont constaté que les femmes sont particulièrement victimes

    de la précarité du travail, laquelle est la conséquence d’une économie libérale axée sur la compétivité". Pour eux, la question ne concerne donc pas

    seulement les femmes, mais est une question de société. A propos des pays

    de l’Est, ils ont exprimé leur joie, mais aussi leur inquiétude. Le MMTC

    entend en tout cas oeuvrer pour que la voix des travailleurs de ces pays

    soit entendue dans les boulversements sociaux, politiques et économiques

    qu’ils connaissent.(apic/cip/ba)

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