Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image
    Les malversations financières devraient être à l'avenir évitées par la réforme économique au Vatican © JT/Flickr/CC BY-NC-ND

    L'IOR présente des résultats en hausse pour l'année 2022

    Après un exercice 2021 encore perturbé par les effets de la pandémie, l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) présente un bilan relativement positif pour l’année 2022, a annoncé le Saint-Siège le 6 juin 2023. Outre des bénéfices en nette hausse (+61% sur un an), l’institut se félicite des progrès effectués dans le domaine de la transparence.

    Dans sa récente réforme de la Curie romaine (2022) – qui comprend un important volet économique – le pape François a fait de l’IOR le responsable exclusif de la gestion des actifs du Saint-Siège, possédés par la « banque centrale » du Vatican, l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA). Le 7 mars dernier, le pape François avait réformé les statuts de l’IOR, renforçant le rôle de l’exécutif et les normes de sécurité financière.

    Au 31 décembre 2023, les actifs de l’IOR s’élevaient à 2,8 milliards d’euros. Les bénéfices nets de la banque d’investissements du Saint-Siège, l’IOR, ont atteint 29,6 millions cette année, soit une augmentation de 61% par rapport à l’année précédente. Ces résultats sont cependant encore en-dessous de ceux présentés en 2020 (36,4 millions d’euros) et en 2019 (38 millions d’euros).

    Le dividende de l’année 2022 s’élève à 5,2 millions d’euros. Il a été reversé, pour 3 millions, aux œuvres religieuses du pape François, pour 2 millions d’euros aux « activités caritatives de la Commission cardinalice », présidée par le cardinal Santos Abril y Castello, et pour 200.000 euros aux activités caritatives coordonnées par le prélat de l’IOR, Mgr Battista Ricca.

    Le rapport 2022 souligne que le classement Moneyval – le comité contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme de l’Union européenne – place l’IOR cette année « parmi les institutions les mieux notées au monde ». Avant la réforme de la Curie, Moneyval avait été très critique vis-à-vis du fonctionnement économique du Saint-Siège, en particulier celui de son autorité anti-blanchiment d’argent, l’Autorité de surveillance et d’information financière (ASIF).

    L’IOR insiste sur les dynamiques de modernisation, de transparence et de professionalisation entreprises en 2022. Cela comporte le développement de ses plateformes informatiques, « l’embauche de professionnels à des postes de direction », et des « investissements conformes à l’éthique catholique ».

    Pour la première fois, l’IOR communique aussi sur les procédures judiciaires dont l’institution a été la victime. En 2022, elle explique avoir récupéré 17,2 millions d’euros qui lui avaient été « volés » avant 2014.

    Dans son passé, l’IOR été au centre de nombreux scandales financiers depuis la faillite de la banque Ambrosiano dans les années 1970 jusqu’à la condamnation d’Angelo Caloia, directeur de l’institut entre 1989 et 2009, condamné en dernière instance à 8 ans de prison le 5 mars 2022. Actuellement, l’IOR est partie civile dans le cadre du procès de l’affaire dite de l’immeuble de Londres. (cath.ch/imedia/cd/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus