Au cours de l’année 2019, l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) a continué à "faire de son mieux" pour assurer une adhésion pleine et continue aux principes et à la doctrine sociale de l’Eglise catholique, lit-on dans le rapport annuel publié le 8 juin 2020. La "Banque du Vatican" affiche par ailleurs une très forte augmentation de son résultat: plus de 100 %.
En 2019, l’Institut a continué, "avec rigueur et prudence", à fournir des services financiers à l’Etat de la Cité du Vatican et à l’Eglise catholique dans le monde entier. La "Banque du Vatican" a parallèlement renforcé son équipe de gestion.
Adhésion pleine et continue
En outre, l’Institut affirme "faire de son mieux pour assurer une adhésion pleine et continue aux principes" et à la doctrine sociale de l’Eglise catholique. La banque a poursuivi sa stratégie d’investissement dans des entreprises qui œuvrent en faveur de la sauvegarde de la Création, de la sainteté de la vie et de la dignité humaine.
Concrètement, la banque comptait en 2019 quelques 14'996 clients dans 112 pays représentant 5,1 milliards d’euros d’avoirs, soit une légère augmentation par rapport à 2018 où elles étaient à hauteur de 5 milliards. Sur ces 5,1 milliards, 3,4 milliards étaient des actifs gérés ou en conservation à l’IOR tandis que le 1,7 milliard restant représentait les dépôts de clients.
Au total, un résultat net de 38 millions d’euros a pu être dégagé. Ce bénéfice représente une augmentation notable puisqu’il ne représentait que 17,5 millions d’euros en 2018. Cette tendance s’explique notamment par l’augmentation des investissements informatiques, en particulier ceux liés à l’entrée dans le Système européen unique de paiements en euros (SEPA).
Contribution à des activités caritatives
La totalité de cette somme de 38 millions d’euros a été remise au pontife. L’Institut a également contribué à la réalisation de nombreuses activités caritatives et sociales. De même, pour des entités à finalité sociale, l’IOR peut proposer des loyers réduits – voire gratuits – pour des biens immobiliers qu’il possède.
Par ailleurs, l’IOR disposait de 668,3 millions d’euros de fonds propres, correspondant à un ratio TIER 1 de 82,2%. Ce chiffre particulièrement haut – les normes internationales requièrent des banques un ratio minimal de 4,5% – témoigne donc de la haute solvabilité et du profil de risque "bas" de l’IOR. En outre, la Banque maintient un niveau élevé de liquidité avec un ratio de couverture des liquidités LCR de 443 % et un ratio de financement NSFR stable de 1008 %.
Sur un autre plan, l'Institut comptant 112 employés semble rencontrer quelques difficultés à poursuivre sa politique d’optimisation des coûts, passant de 18,7 millions d’euros de dépenses administratives en 2017 à 16 millions en 2018 et 17,7 millions en 2019. (cath.ch/imedia/ah/be)