Lima, 15 mai (APIC/Pierre Rottet) Lima et le peuple péruvien s’apprêtent à
recevoir le pape Jean Paul II, pour la deuxième fois en trois ans. A moins
d’une heure de l’arrivée de l’illustre visiteur, les rues, les avenues et
la ville entière, decorées aux couleurs du Vatican et du Pérou, avaient
quelque chose de changé samedi matin.
Généralement animé à souhait, le centre de la vielle ville est fermé à
toute circulation. Les curieux en sont ecartés par un imposant service
d’ordre composé de policiers et de militaires fortement armés. Et les traditionnels vendeurs ambulants ont été priés d’aller ailleurs vendre leurs
produits. Même les magasins ont fermé leurs portes. Qui pourraient-ils attendre du reste ? Depuis le matin déjà, la population s’est donné rendezvous aux abords des avenues que le Saint Père empruntera pour se rendre de
l’aéroport jusqu’à la cathédrale située au centre de la vielle ville.
Depuis midi en réalité, les grandes avenues de la capitale ne sont plus
fréquentées par le traditionnel flot d’autobus, de taxi ou autres voitures,
et les quelques rares bus y circulant sont loin d’être pris d’assaut. Chose
rare, on peut même s’y asseoir. Mais qu’en sera-t-il ce soir, pour cette
multitude, à l’heure de regagner les foyers ?
La presse, elle, consacre l’essentiel de son contenu à l’événement que
constitue la venue au Pérou du pape Jean Paul II. Les télévisions et les
radios y dédient l’essentiel de leurs progammes. Et dans la plupart des
quotidiens, des pages spéciales narrent la vie du souverain pontife,
évoquent ses nombreux voyages et rappellent ses messages de paix.
"Bienvenue au Saint Père", "Le peuple catholique du Pérou rencontre
aujourd’hui le pape, son ami", "Tu es la paix, merci papa pape", "Le Pérou
t’acclame, pèlerin Jean Paul", ce sont les titres qui reviennent le plus
souvent.
Seule exception: le journal "El Diario". Le porte-parole à peine
dissimulé du parti communiste péruvien - Sentier Lumineux tente d’intimider
la population en titrant à propos d’une attaque commise hier par le PCP-SL
contre l’un des principaux hôtels de la capitale. Une action qui n’empêche
pourtant pas la foule des fidèles d’être présente et de répondre
massivement à ce grand rendez-vous. (apic/pr/ym)