Libye: AI dénonce les violations des droits de l’homme (250691)
Berne, 25juin(APIC) La situation des droits de l’homme s’est détériorée
en Libye depuis 1988, dénonce Amnesty International (AI). A cette époque,
précise l’organisation dans un rapport, 400 prisonniers politiques avaient
été libérés à la faveur d’une amnistie, et des réformes législatives destinées à protéger les droits de l’homme avaient été introduites ou annoncées.
Mais l’échec des réformes envisagées entraîne la détérioration des droits
de l’homme en Libye, affirme AI.
Selon AI, la plupart des prisonniers politiques actuellement détenus ont
été arrêtés après 1988, "alors que le colonel Kadhafi s’était engagé à cette époque à introduire des réformes législatives pour faire de la Libye un
pays dans lequel les droits de l’hommes sont respectés". Des centaines de
prisonniers politiques, dont certains prisonniers d’opinion ont été incarcérés depuis; des arrestations arbitraires et la détention au secret se
poursuivent sans qu’aucune modification législative ne soit intervenue, déclare encore l’organisation mondiale de défense des droits de l’homme.
AI indique en outre que depuis deux ans, elle a plusieurs fois fait part
de ses préoccupations aux autorités libyennes sans que celles-ci ne réagissent.
Le rapport d’AI conclut en dénonçant que "près de 400 prisonniers politiques arrêtés entre janvier 1989 et avril 1990 sont maintenus au secret
sans avoir été jugés. Dans la plupart des cas, leurs proches ne savent même
pas où ils se trouvent". AI croit en outre savoir que 30 autres prisonniers
politiques restent détenus depuis leur arrestation, intervenue entre 1970
et 1986: vingt-trois d’entre eux n’ont jamais été jugés, et un homme a été
maintenu en détention alors qu’il avait été jugé et acquitté en 1985.
(apic/com/pr)
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